Le film de Pierre Gaspard-Huit, Shéhérazade, est divertissant et plus ou moins inspiré des contes persans inoubliables « Les Mille et Une Nuits »

Shéhérazade est un film franco-italo-espagnol d’aventure, réalisé par Pierre Gaspard-Huit et sorti en France le 15 mai 1963. il a été produit par Serge Silberman en Espagne, en Italie et en France. Le scénario original, écrit par Marc-Gilbert Sauvajon, est inspiré du conte des Mille et Une Nuits. Les principaux acteurs de ce film sont Jean-Luc Godard, Fernando Rey, José Calvo, José Manuel Martín, Anna Karina, Marilù Tolo, Giuliano Gemma, Lorella De Luca, António Vilar, Gérard Barray, Fausto Tozzi, Jorge Mistral, Karamoko Cissé, Rafael Albaicín, Gil Vidal et Félix Fernández. Les décors et les costumes sont signés par Georges Wakhévitch et la musique est composée par André Hossein.

En France, le film s’est classé 46e au box-office de l’année 1963, avec 1 375 848 entrées. En Pologne, il a totalisé plus de 2 millions d’entrées, figurant ainsi parmi les treize films étrangers ayant réalisé les plus gros succès en 1968.

En 809, Bagdad est sous l’autorité du calife Hâroun ar-Rachîd. La belle et spirituelle Shéhérazade est promise au calife mais des ambassadeurs de Charlemagne arrivent à Bagdad pour demander au calife de laisser aux chrétiens un libre accès aux lieux saints. Parmi ces envoyés d’Occident, le chevalier Renaud de Villecroix va sauver la jeune fille, s’en éprend et se fait aimer d’elle. Le grand vizir combat cet amour, multiplie les guet-apens et mène Shéhérazade sous la hache du bourreau. Renaud la sauve une nouvelle fois et s’enfuit dans le désert. Le grand vizir ourdit de noirs complots contre le calife. Renaud les déjoue, gagne le pardon d’Hâroun ar-Rachîd pour Shéhérazade et pour lui-même. Tout finit bien : les fourbes sont punis et les bons vivent heureux.

Nous lisons sur le site internet espagnol, Films en Caja Tonta : « Un film d’aventure divertissant, plus ou moins inspiré de l’œuvre inoubliable “Les Mille et Une Nuits”. Ce n’est pas l’une des histoires qui figurent dans l’œuvre immortelle, mais elle met en scène une protagoniste féminine, sous prétexte de narrer une histoire où l’amour et la guerre s’entremêlent au milieu d’intrigues de palais et d’histoires d’amour à trois. Le résultat est un film visuellement époustouflant, avec une direction artistique magnifique, une superbe photographie plein écran (utilisant le système « Superpanorama 70 »), qui devait être splendide à l’écran (mais pas à la télévision, où elle ne peut être pleinement appréciée), et un scénario qui comprend des moments d’intimité romantique ainsi que des combats à l’épée et des batailles à la lance. »

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➽ Shéhérazade, la narratrice légendaire des Mille et Une Nuits

Shéhérazade, tableau du XIXe siècle de Sophie Anderson.

Shérazade ou plus traditionnellement Shéhérazade (arabe : شهرزاد / Šahrazād) est la narratrice légendaire et le personnage principal des Mille et Une Nuits (persan : هزار و یک شب ; arabe : كتاب ألف ليلة وليلة), un recueil de contes populaires du Moyen-Orient, d’Asie du Sud et d’Afrique du Nord compilés en arabe entre approximativement le 8e et le 14e siècle. Shéhérazade, épouse du roi Shahryar, se sauve elle-même, et finalement toutes les femmes du royaume, de l’exécution en racontant une suite continue d’histoires entrelacées au cours de 1001 nuits.

Shéhérazade n’est pas l’héroïne des contes qu’elle narre, mais elle incarne la conscience narrative unificatrice de l’œuvre entière. Par un rythme maîtrisé, un suspense narratif instauré et un choix thématique judicieux, elle transforme progressivement Shahryar, d’un souverain animé par la vengeance et la misogynie, en un roi juste et stable. Son rôle établit le récit-cadre qui englobe et donne sa cohérence à l’ensemble des contes qui composent les Mille et Une Nuits.

Selon le récit-cadre, Shahryar, après avoir découvert l’infidélité de sa première épouse, décide d’épouser chaque nuit une vierge et de la faire exécuter à l’aube. Après de nombreuses morts, Shéhérazade, la fille érudite du vizir royal, se porte volontaire pour l’épouser. La nuit de leurs noces, elle commence à raconter une histoire, mais l’interrompt au lever du soleil. Shahryar reporte son exécution afin d’en entendre la fin, un rituel qui se répète nuit après nuit. Pendant mille et une nuits, Shéhérazade narre des histoires de rois, de marchands, d’amants, de djinns et d’aventuriers, imbriquant souvent des récits les uns dans les autres, jusqu’à ce que Shahryar renonce à son vœu de violence et lui épargne définitivement la vie.

Shéhérazade est constamment dépeinte comme une femme d’une intelligence, d’une érudition et d’une éloquence exceptionnelles. Dans de nombreuses versions du texte, elle est décrite comme maîtrisant l’histoire, la poésie, la philosophie et les sciences religieuses. En choisissant des contes qui abordent les thèmes de la justice, de la retenue, de la fidélité et de l’abus de pouvoir, elle incite Shahryar à reconsidérer ses propres actions sans le confronter directement.

Par son rôle à la fois de personnage et de structure narrative, Shéhérazade est devenue l’une des figures les plus influentes de la littérature mondiale.

Édouard Frederic Wilhelm Richter : “Shéhérazade”, signé ‘E Richter’. Huile sur toile, 151 cm x 211,5 cm..

Le nom Shéhérazade dérive du moyen persan Šahrzād (également transcrit Šahrāzād), traditionnellement analysé comme un composé de šahr (شهر, « ville » ou « royaume ») et du suffixe -zād (زاد, « né de » ou « descendant de »), donnant le sens de « née de la ville » ou « fille du royaume ». Le nom suit des schémas onomastiques iraniens courants et correspond aux associations courtoises attribuées au personnage dans les versions ultérieures du récit-cadre.

Lorsque ces récits entrèrent dans la circulation littéraire arabe, le nom fut adapté phonologiquement en Šahrāzād (شَهْرَزاد / شهرزاد). Dans les manuscrits arabes d’Alf Layla wa-Layla, l’orthographe et la prononciation varient, reflétant à la fois la prononciation régionale et l’absence d’une notation vocalique complète dans les textes anciens. La forme arabe conserve la structure persane du nom plutôt que d’en traduire les composantes sémantiques, indiquant que le personnage fut hérité plutôt que créé de toutes pièces au sein de la tradition narrative arabe.

Les orthographes européennes sont apparues au début de l’époque moderne par le biais de la traduction. La version française d’Antoine Galland (1704-1717) a popularisé la forme Schéhérazade, dont dérivent la plupart des variantes occidentales ultérieures. Les traductions anglaises du XIXe siècle, notamment celles d’Edward William Lane et de Richard Burton, ont stabilisé l’orthographe Scheherazade, bien que des alternatives telles que Shahrazad et Shahrazade continuent d’apparaître dans les milieux universitaires et littéraires. ◾


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