Il m’arrive régulièrement de publier des articles concernant mes ancêtres et mes cousins éloignés qui sont assez notables dans leurs domaines respectifs, que ce soit dans le milieu des arts, de la littérature, de la science, de la recherche historique, de la politique ou bien encore de la colonisation de la Nouvelle France. On les appelle les Fils de l’Ours puisqu’ils sont considérés comme étant la plus ancienne noblesse du Dauphiné et qu’ils portent comme armes la patte d’ours d’or sur champ d’azur. Tous les Boulianne et Bouliane en Amérique du Nord descendent d’un seul et même ancêtre, soit Jean-Marc de Bouillanne. Celui-ci est né le 1er février 1716 à Morges, dans le canton de Vaud, faisant alors partie de Berne en Suisse. Il était le cinquième d’une fratrie de six enfants, nés d’Etienne de Bouillanne et de Jeanne (ou Bonne) Faucon.
Cette fois-ci je vous parle de Gisèle Boulianne, une artiste peintre reconnue internationalement et dont les œuvres sont présentes dans plusieurs collections : Musée de Monastir en Tunisie, Norton Rose Fulbright, Cain Lamarre Québec, Université Laval, Alcoa Aluminerie de Deschambault, Caisses Desjardins, Construction & Pavage Portneuf, Centre de services scolaire de Portneuf, etc.
Née à Saguenay, Québec, Gisèle Boulianne habite actuellement Cap-Santé près de Québec. Elle a exploité sa propre galerie d’art avec succès dans le Vieux-Port de Québec jusqu’à sa fermeture en 2024. En 1967 à l’âge de 9 ans, elle planifie déjà sa carrière artistique. Elle termine ses études professionnelles en dessin publicitaire en 1977. L’association des cadres scolaires du Québec lui remet le premier prix des étudiants et le Journal de Québec lui offre un poste de graphiste dans ses bureaux. En 1982, elle commence à étudier la peinture et débute un baccalauréat en enseignement des arts plastiques en 1984. Dans la même année, elle ouvre son école privée qui perdurera jusqu’en 2007. En 2005, Gisèle reçoit une mention d’honneur du jury lors du Festival international de Montréal en arts, FIMA.
Dans le but d’approfondir ses connaissances et d’explorer de nouvelles avenues professionnelles, elle a achevé un baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval à Québec. En 2006, diplôme en mains, on lui décerne le deuxième prix du public lors de l’exposition des finissants de l’Université. Invitée d’honneur au Festival international des arts plastiques de Monastir en Tunisie à l’été 2008, elle s’est vu décerner le 1er prix d’excellence des mains du Gouverneur tunisien et en 2009, elle est nommée membre du jury permanent. Elle a aussi participé au Salon national des Beaux-Arts au Carrousel du Louvre à Paris.
Membre professionnel du Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV) le travail de Gisèle Boulianne se retrouve au sein de diverses collections du Canada comme ailleurs en Europe. Notamment, Cius et Commission scolaire de Portneuf, Commission du Transport de Québec, Emco Building Products, Aluminerie Alcoa, Toyota, Norton Rose pour ne nommer que celles-là. La cote de Gisèle Boulianne se fait internationale par la vente de ses œuvres via diverses galeries d’art basées à Toronto, New York, Puerto-Rico, Portland, Monastir (Tunisie), Montreux (Suisse), Paris et Nice en France et Dubai aux Emirats.
Gisèle Boulianne sait exprimer l’abondance de la vie qui l’entoure et elle s’en inspire pour en créer une œuvre effervescente, inspirée, personnelle. Un acte de création presque théâtral où l’imagination plonge le spectateur dans le récit d’une histoire déjà commencée, mais sans conclusion aucune. La complexité des couleurs qui se chevauchent, le dynamisme des lignes et des formes entremêlées évoquent chez elle une envie folle de figurer une pièce dramatique, une représentation nébuleuse de l’atmosphère qui s’en dégage. C’est alors que Gisèle Boulianne peint la vie urbaine dont elle s’imprègne.
D’esprit et de style très actuels, il est normal pour elle de recourir à la photographie, aux collages, aux nouvelles technologies donnant à voir en trois dimensions, et tout autant au recours à des matériaux hors normes dont l’aluminium et les éclairages DEL parfois insérées à l’intérieur des supports perforés afin de créer une composition dynamique où les perspectives des lignes, des formes, des couleurs et des textures deviennent si aptes à porter un maelstrom d’énergies au premier regard. ◾
➽ Dans l’univers inspiré de Gisèle Boulianne
➦ Par Johanne Martin, le 16 juin 2021
Gisèle Boulianne illustre la vie d’aujourd’hui, un monde en perpétuel changement, modelé par l’activité humaine. Il y a sept ans, la peintre se plaçait elle-même dans l’effervescence de la vie urbaine en ouvrant, dans le Vieux-Québec, la Galerie d’art – Loft de création Gisèle Boulianne. Mais l’équilibre nécessaire à son bien-être, elle confie le retrouver à Cap-Santé.
« Sans la campagne, je ne pourrais pas peindre ce que je peins, lance-t-elle spontanément. Chez moi, où je reviens tous les soirs, je me ressource et me reconnecte avec le moment présent. Dans mes compositions, c’est très condensé, alors j’ai besoin d’espace. Et de mon fleuve, toujours extraordinaire, responsable pour une bonne part de mon choix de vivre ici. »
Un coup de cœur
Née à Saguenay, Gisèle Boulianne déménage à Pont-Rouge dès l’âge d’un an et demi. À l’exception d’une brève période où elle élira domicile dans la capitale afin de poursuivre ses études, elle y passera l’essentiel de son existence. En 2010, elle ressent l’appel du Saint-Laurent et celui d’une maison de style vernaculaire pour laquelle elle aura un coup de cœur.
« La résidence date de 1913, mais elle a été très soignée au fil du temps. Son histoire sort d’ailleurs de l’ordinaire. À l’époque, l’un des cadres de l’usine de papier de Donnacona a acheté un terrain pour son épouse, Victoria; il y a fait construire sa maison d’été, raconte l’artiste. On sait que certains des matériaux utilisés pour la finition proviennent de l’usine… »
Souvenirs de voyage
Au sommet des deux caps du village, les yeux à la hauteur des clochers de l’église, Gisèle Boulianne évoque ses souvenirs de voyage. Son parcours, ponctué d’expositions partout sur le globe, lui a révélé des panoramas spectaculaires. À Montreux, en Suisse, le paysage qui s’offrait sur le lac Léman ressemblait à ce qu’elle peut apercevoir de son « gros chalet ».
« Mais il n’y a pas que ça : j’apporte également la nature à l’intérieur, ajoute la peintre. Je m’entoure de plantes et des pièces de bois que mon conjoint Pierre, un technicien forestier à la retraite, récupère sur la grève. De mon côté, je recueille des fossiles, vestiges du temps qui passe, lors de nos promenades au bord de l’eau sur la très belle plage de Cap-Santé. »
Du Grand Nord…
Ce temps qui passe, l’artiste ne manque pas de l’associer aussi à la pandémie qui a secoué l’humanité. Dans les rues du Vieux-Québec, au début de la crise, peu de gens circulaient devant sa galerie. « Je suis tombée à plat; je ne parvenais pas à regagner mon inspiration et je n’ai presque pas produit de l’année… jusqu’à ce que j’explore le Grand Nord », dit-elle.
En janvier, à la demande d’une ex-élève partie travailler en ces contrées lointaines et qui désirait acquérir des œuvres – Gisèle Boulianne a possédé une école privée à Pont-Rouge pendant 20 ans –, la Capsantéenne se met à peindre les vents, les blizzards, les aurores boréales, les peuples autochtones et les Inuits. La série du Grand Nord d’Audreesh naissait.
… à la « finale »
« J’ai fait des tableaux de tous les formats dans cette série », poursuit-elle. « Somme toute, ça a été un succès. C’est donc Audrey, de Portneuf, qui m’a permis de redémarrer la machine. Plus récemment, j’ai peint des animaux de compagnie pour refléter l’amour des personnes envers leur compagnon, un créneau que je n’avais pas eu le temps d’exploiter auparavant. »
Le retour à la normale devrait se traduire par d’autres voyages pour l’artiste contemporaine. Elle souhaite se rendre au Japon, en Nouvelle-Zélande et en Angleterre. « Après 40 ans de carrière, je prépare aussi ma finale. Je pense par exemple à un livre qui répertorierait mes œuvres, à entrer dans des collections d’art, dans des musées… Et on verra pour la suite ! » ◾
« Lorsque je suis devant mon chevalet, je pense à des endroits où je suis allée, à l’intensité des émotions que j’ai ressenties, à la grandeur de la planète, aux gens qui bougent, aux couleurs, aux formes. Je ne sais jamais d’avance où va m’amener mon coup de pinceau ! »

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En tant qu’auteur et chroniqueur indépendant, Guy Boulianne est membre du réseau d’auteurs et d’éditeurs AuthorsDen et de la Nonfiction Authors Association (NFAA) aux États-Unis. Il adhère à la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la Fédération internationale des journalistes (FJI).



















