Daniele Dal Bosco écrivait dans son article, “I Radaniti di Kazaria e l’usura”, publié le 6 mars 2017 : « Depuis plusieurs années, on évoque les origines khazares d’une certaine faction juive qui, au fil des siècles, aurait acquis un pouvoir croissant grâce aux prêts d’argent à intérêt. Cette origine est généralement attribuée à la conversion de l’ancien khanat khazar au judaïsme, conversion devenue nécessaire pour éviter la domination des puissances chrétiennes et musulmanes voisines. Cette thèse a gagné en popularité, notamment grâce à Arthur Koestler et son ouvrage “La Treizième Tribu” (1976), dans lequel il soutient que les Juifs ashkénazes d’Europe ne descendent pas des habitants de l’ancien Israël, mais plutôt des Turcs khazars convertis au judaïsme au VIIIe siècle et ayant ensuite émigré en Europe de l’Est aux XIIe et XIIIe siècles, lors du déclin de l’empire khazar. » En effet, Arthur Koestler avancçait la thèse selon laquelle les Juifs ashkénazes ne descendent pas des Israélites historiques de l’Antiquité, mais des Khazars, un peuple turc originaire et peuplant un empire au nord et entre la mer Noire et la mer Caspienne. Koestler avait l’espoir que la réfutation d’une identité « raciale » juive commune mettrait fin à l’antisémitisme. De toute évidence, cet espoir ne s’est pas réalisé.
Nous verrons dans l’article ci-dessous que les Ashkénazes ne descendent ni des habitants de l’ancien Israël, ni des Khazars à proprement parler. Concrètement, on attribue de manière variable la contribution des Khazars à l’ethnogenèse de nombreux peuples, notamment les Hazaras, les Hongrois, les Kazakhs, les Cosaques du Don et de Zaporijia, les Koumyks, les Krymtchaks, les Karaïtes de Crimée, les Csángós, les Juifs des montagnes et les Subbotniks. Voici une série de vidéos qui sont justement dédiées aux fiers descendants turcs khazars qui vivent encore de nos jours en Azerbaïdjan oriental, au Daghestan et au Kazakhstan occidental, tous très fiers de leur identité et de leur histoire.
Voici ce qu’écrivait ce véritable Khazar originaire de Chapaev, au Kazakhstan, sous une vidéo intitulée “Les Juifs ashkénazes ne sont pas des Khazars”, publiée sur sa chaîne Youtube le 26 août 2010 :
« J’ai entendu ces mensonges selon lesquels les Juifs sionistes occupant la Palestine seraient des Khazars convertis. En tant que Khazar, je suis profondément offensé par ces inepties. Les Juifs ne nous ressemblent en rien ; ils ne partagent ni la culture ni la langue turco-mongoles. L’ADN a également prouvé qu’ils ne sont même pas apparentés à nous. Ils descendent des mêmes Bani Israël maudits mentionnés dans le Saint Coran. [Coran 17:4] Cette théorie selon laquelle les Khazars seraient des Juifs convertis est fausse et n’est pas acceptée par l’Islam. Quoi qu’il en soit, outre les preuves historiques et ADN, le Coran lui-même contient des prophéties concernant les atrocités commises et à venir par les descendants des Bani Israël (Enfants d’Israël) en Terre Sainte de Palestine, notamment en suivant le Dajjal (faux Messie) comme leur Messie. Depuis l’époque de Moïse, Allah a maudit les Juifs pour leur désobéissance, et l’une de ces prophéties était qu’ils seraient dispersés à travers le monde, loin de la terre qu’Allah allait leur donner, et qu’ils reviendraient en Palestine pour y commettre de nouvelles atrocités, dont aujourd’hui encore le meurtre de Palestiniens. » [Coran 17:104]
Nous verrons dans cet article que ceux qui ont usurpé l’identité des Khazars aux VIIe et VIIIe siècles descendaient,— non pas des Juifs ni des peuples turcophones convertis au judaïsme ―, mais bien des marchands Radhanites qui étaient issus de la lignée de Cusch, le propre neveu de Nimrod, fondateur et premier roi de Babylone après le déluge. Étant les descendants de Cham et non pas ceux de Sem dont est issu Jacob (c’est-à-dire Israël), les Radhanites ne peuvent donc pas être assimilés aux « Juifs », mais plutôt à Cusch, l’ancêtre des Kassites de Babylonie. Pour démontrer cette assertion, outre les faits historiques connus, nous utiliserons la Concordance de Strong construite sous la direction du théologien américain James Strong. La Concordance de Strong est une concordance biblique, un index de chaque mot de la version King James (KJV). Elle permet au lecteur de trouver les mots dans leur contexte biblique et de comparer directement leur emploi ailleurs dans la Bible.
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En tant qu’auteur et chroniqueur indépendant, Guy Boulianne est membre du réseau d’auteurs et d’éditeurs AuthorsDen et de la Nonfiction Authors Association (NFAA) aux États-Unis. Il adhère à la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la Fédération internationale des journalistes (FJI).




Les Koumyks sont les descendants directs des Khazars. Ils parlent encore la même langue turque. Chanson koumyke « Va hey kaba hurma » interprétée par le groupe « Kipchaks » de Koumykie (Daghestan caspien).
Les Khazars parlaient le kiptchak (ou polovtsien), la même langue que le koumyke (comme dans la chanson). Interprété par le groupe « Kipchaky », en Koumykia, au Daghestan caspien (la mer Caspienne était appelée la mer Khazar). De manière générale, beaucoup considèrent les Khazars comme les fondateurs de Kyiv.
Kozarlyuk, Kozarenko sont des noms de famille khazars ukrainiens. Azarov, Azarenko également. L’ethnonyme khazar se retrouve dans le nom de la ville de Tchougouïv, dans la région de Kharkiv, et de Tchoufut Kale, en Crimée (Château juif) ; il provient de Tchoukhout, *ǐohud, « Juif ». Les descendants des tribus khazares sont présents dans le village de Kozary, dans le district de Nosiv, région de Tchernihiv.
On sait qu’avant la « libération » par le prince varègue Oleg, les populations du nord (région de Tchernihiv-Kharkiv) furent, pendant près de cent cinquante ans, de modestes tributaires de l’État khazar (740-884), dont elles étaient territorialement les plus proches. Les noms de dizaines de places fortes du pouvoir khazar sont encore connus. Citons par exemple les villages de Kozary et Kozerogy (Chn), le village de Kozarivka sur la rivière Kozarka (Kv), et les villages de Kozar et Kozaryk (Lh), près du col de Kozerovaya. Près de la Sejm, près de Rylsk, se trouve le célèbre lac Kazarske. Il est probable que le nom du village de Kosarivshchyna sur la rivière Kozyreva, près de Romny, et celui des villages de Kagan et Kakhaniv, dans la région de Putivl, fassent partie de l’ensemble des noms khazars. Dans ce contexte, la probabilité de l’hypothèse selon laquelle le nom désormais « incompréhensible » du village d’Ozarychi dans la Diète provient d’un nom plus ancien non attesté *Kozarychi, qui à un moment donné a perdu son lien avec les Khazars dans la mémoire ethnique. Plusieurs noms étrangement similaires existent dans les territoires voisins : d’Ozeryan Chg près du village de Kozary et du village d’Ozeryanivka Dts près de Horlivka aux villages biélorusses d’Azarychy, Asarevichy, Azershchyna, Zhytomyr Ozeryanka et Ozadivka, en passant par Kyiv Ozershchyna près de la rivière Kozarska (!) et du village de Kozarovichi sur la rivière Kozka…
K. S. Kadyradzhiev a noté que l’ethnonyme « Koumyks » (« kumuk ») provient de l’oikonyme Kyazy-kumuk (« kazy-kumuk » – « Koumyks khazars »), du village de Kazikumukh/Kumukh dans le Daghestan montagneux, qui fut, du VIe au Xe siècle, la résidence des souverains khazars, puis des Shamkhals koumyks. Une partie des Koumyks ayant existé avant les campagnes de Tamerlan (1396) étaient appelés « Kazy-Kumuk », c’est-à-dire « Koumyks khazars ». Koumyks et Khazars sont souvent mentionnés ensemble : en effet, l’ancêtre légendaire des Turcs seldjoukides, les Seldjoukides, se sépara des Khazars en même temps que les Kynyks. Gelbak (« kol bega », « prince de l’aile ») est un titre khazar. Ce titre était porté par le commandant khazar dont la résidence se trouvait à Souleimaniye, sur l’île de Tcher-Yurt. L. N. Gumilyov a établi un lien entre l’origine des Koumyks et celle des Khazars, et en a conclu que ces derniers étaient autochtones et d’origine caucasienne.
Les Khazars d’Afghanistan en 1879-1880
Photographie de groupe prise par John Burke en 1879-1880, probablement à Kaboul, en Afghanistan. Burke accompagna l’armée britannique en Afghanistan en 1878 et travailla dans l’environnement hostile de l’Afghanistan et de la province de la Frontière-du-Nord-Ouest, documentant des scènes militaires et topographiques, ainsi que la population du pays, durant la Seconde Guerre anglo-afghane (1878-1880). Burke photographia également de nombreux darbars, ou rencontres, entre les chefs militaires britanniques et les chiites afghans, qui aboutirent aux traités de paix fragiles de la campagne. Son expédition afghane de deux ans produisit un témoignage visuel qui lui valut une renommée de photographe du Grand Jeu (rivalité territoriale anglo-russe) de la région.
SOURCE : PICRYL ― Les plus grandes archives du domaine public au monde.