
Dès que quelqu’un affirme que les Juifs contrôlent les médias, il est immédiatement accusé d’antisémitisme et de racisme nazi. C’est pourtant ce que l’avocat de Jeffrey Epstein, le juif orthodoxe Alan Dershowitz, avait lui-même confirmé lors de la conférence anti-BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) organisée par l’association StandWithUs en 2017. Comme l’écrivait Yvonne Nachtigal en 2018, « les Juifs l’admettent ouvertement entre eux ». Personnellement, je perçois plus précisément la marque des Sabbatéens et des Frankistes, les héritiers des esclavagistes radhanites qui eux-mêmes subjuguèrent les Khazars durant le haut Moyen Âge. Les Sabbatéens et des Frankistes enseignaient en secret l’inversion totale de toutes les valeurs morales, notamment le mensonge, le vol, le meurtre, les orgies ritualisées, les actes incestueux — en particulier entre pères et filles — et la violation délibérée des lois morales juives, qu’ils prêchaient comme nécessaires pour hâter une rédemption messianique en embrassant « l’abîme » du péché. C’est le concept de la Rédemption par le péché. Ils devinrent plus tard les créateurs du mouvement politique sioniste. L’organisation Voice of Rabbis (La Voix des Rabbins) écrit :
« Le judaïsme n’est pas le sionisme. Le sionisme est une idéologie politique qui prétend représenter le judaïsme, alimentant les conflits et induisant le monde en erreur. Confondre les deux nuit à la religion, alimente l’antisémitisme et confère à la politique une fausse apparence de sainteté. »
Le 1er juillet 2012, le Times of Israel a publié un essai d’Elad Nehorai, blogueur du Huffington Post, intitulé « Les Juifs contrôlent bel et bien les médias » (Jews DO control the media). Destiné à un lectorat juif, l’article a rapidement suscité l’intérêt de lecteurs extérieurs à ce public. Le Times of Israel a alors remplacé le nom de l’auteur par le pseudonyme « Manny Friedman », probablement en raison des liens de Nehorai avec le mouvement Chabad-Loubavitch, un mouvement hassidique orthodoxe messianique et suprématiste juif (les Juifs étant une émanation de Dieu que les non-Juifs sont destinés à servir), présent dans le monde entier. Certains affirment que cette secte cherche à déclencher une troisième guerre mondiale pour instaurer l’apocalypse et le règne du peuple juif. Le gendre du président Trump, Jared Kushner, et sa fille Ivanka (convertie au judaïsme) en sont membres.
La biographie de Nehorai sur le Huffington Post indique : « Elad Nehorai est un écrivain qui vit à Crown Heights, à Brooklyn. Il y a cinq ans, il s’est converti au judaïsme religieux au sein de la communauté hassidique Chabad et a depuis beaucoup écrit sur son expérience, notamment sur son blog Pop Chassid. »
Ensuite, le Times of Israel a supprimé l’article de ses archives, comme vous pouvez le constater vous-même. Mais à ce moment-là, l’essai avait déjà été copié, collé et republié par des blogueurs, et était aussi disponible sur Internet Archive. Vous trouverez ci-dessous l’article dans son intégralité. ◾
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➽ Les Juifs contrôlent bel et bien les médias
➦ Par Elad Nehorai, le 1er juillet 2012

Nous autres Juifs, on est un peu bizarres. On adore se vanter de tous les acteurs juifs. Parfois, on fait même semblant qu’un acteur est juif juste parce qu’on l’aime suffisamment pour penser qu’il mérite d’être de notre côté. On se vante des auteurs juifs, des politiciens juifs, des réalisateurs juifs. À chaque fois que quelqu’un mentionne un film, un livre ou une œuvre d’art, on finit immanquablement par dire un truc du genre : « Tu savais qu’il était juif ? » C’est notre façon de faire.
Nous sommes un groupe déterminé, et pas seulement dans le monde de l’art. Nous avons, par exemple, l’AIPAC, créée essentiellement pour influencer l’agenda politique à Washington. Et elle y parvient avec brio. Nous ne nous en vantons pas. C’est tout simplement notre façon de faire.
Mais le plus drôle, c’est quand n’importe quel antisémite ou anti-israélien se met à proférer des choses comme : « Les Juifs contrôlent les médias ! » et « Les Juifs contrôlent Washington ! »
Soudain, nous nous indignons. Nous lançons d’immenses campagnes pour les faire tomber. Nous faisons tout notre possible pour les mettre au chômage. Nous publions des articles. Nous avons créé des organisations entières dont le seul but est de clamer haut et fort que les Juifs ne contrôlent rien. Non, nous ne contrôlons pas les médias, nous n’avons pas plus d’influence à Washington que n’importe qui d’autre. Non, non, non, nous le jurons : nous sommes comme tout le monde !
Y a-t-il quelqu’un d’autre (qui n’est pas intolérant) qui perçoit l’ironie de la situation ?
Soyons honnêtes, chers frères et sœurs juifs. Nous contrôlons bel et bien les médias. Nous avons tellement de Juifs aux postes de direction dans les grandes sociétés de production cinématographique que c’en est presque indécent. Quasiment tous les films et séries télévisées, de « Tonnerre sous les Tropiques » à « Larry et son nombril », regorgent d’acteurs, de réalisateurs et de scénaristes juifs. Saviez-vous que les huit plus grands studios de cinéma sont tous dirigés par des Juifs ? Mais ce n’est pas tout. Nous contrôlons également les publicités diffusées pendant ces émissions de télévision.
Et n’oublions pas l’AIPAC, la cible favorite de tous les antisémites. On parle d’une organisation quasiment équivalente aux Sages de Sion. Je me souviens encore de l’époque où, étudiant, je militais pour Israël et où j’assistais à l’une des nombreuses conventions de l’AIPAC. Un homme s’est littéralement planté devant nous et nous a expliqué que leur seul objectif était de ne travailler qu’avec les étudiants diplômés des 50 meilleures universités, car ce seraient eux qui, un jour, influenceraient le gouvernement. Moi, un jeune idéaliste étudiant dans une université du bas de tableau (ASU), qui voulait faire du militantisme de terrain, et ces types parlaient carrément d’infiltrer le gouvernement. C’était hallucinant.
Je sais ce que tout le monde va dire : que tout le monde essaie de faire du lobbying, chaque groupe minoritaire comme chaque groupe majoritaire, que chaque groupe compte des acteurs et des réalisateurs à succès. Mais c’est bien loin de dire que nous contrôlons Hollywood et Madison Avenue, que les Mel Gibson de ce monde ont raison de prétendre que nous utilisons délibérément notre pouvoir pour dominer le monde, qu’un complot rocambolesque se trame. D’accord. Très bien. Alors, certaines de ces paroles sont farfelues. Mais examinons la question un peu plus en profondeur.
C’est peut-être vrai : tout le monde fait du lobbying. C’est peut-être vrai qu’il existe des acteurs de toutes les origines. Mais enfin ! C’est nous qui nous en vantons sans cesse. Ne pouvons-nous pas admettre notre succès incroyable ? Ne pouvons-nous pas le crier sur tous les toits ?
Je vais vous exposer ma théorie expliquant pourquoi les Juifs ne veulent pas parler de leur contrôle des médias. Tout d’abord, même si les Juifs aiment reconnaître le succès de nombre d’entre eux et leurs accomplissements, ils rechignent à admettre que cela soit lié à leur identité juive. Ils admettent peut-être que cela relève de l’expérience juive. Mais combien de Juifs reconnaîtront qu’il existe en chacun d’eux une dimension intrinsèque qui contribue à leurs réussites exceptionnelles ?
Le président de la Ligue antidiffamation (ADL), Abe Foxman, a été interviewé dans un excellent article sur le sujet et il a déclaré qu’il « préférerait que l’on dise que de nombreux dirigeants de l’industrie “se trouvent être juifs” ». Cela résume assez bien la position officielle.
La vérité, c’est que les antisémites avaient raison. Nous, les Juifs, avons en nous quelque chose qui nous distingue complètement de tous les autres peuples du monde. On parle d’un peuple qui a été déporté dans des camps de la mort, qui a subi des pogroms, dont les familles ont été décimées. Et puis ils sont arrivés en Amérique, le seul endroit qui leur ait jamais permis d’exercer le pouvoir qu’ils désiraient, et soudain, ils prennent le pouvoir. Ne me dites pas qu’un autre peuple au monde a déjà fait cela. Seuls les Juifs. Et nous l’avons déjà fait. C’est pourquoi les Juifs ont été réduits en esclavage en Égypte. Nous étions trop prospères. Lisez la Torah : c’est écrit noir sur blanc. Et nous l’avons fait aussi en Allemagne.
Cette capacité à réussir, cette motivation intérieure, ne provient pas des années d’études ni d’aucun autre facteur conditionnel, mais de l’étincelle intérieure qui anime chaque Juif. Or, si des groupes comme l’ADL et l’AIPAC rechignent à l’admettre, c’est avant tout parce qu’il s’agit d’organisations laïques. Leur objectif principal est de prouver que chaque Juif est identique à n’importe quel autre être humain. Difficile d’imaginer un objectif plus absurde. Non, nous sommes différents. Nous sommes uniques.
Bien sûr, les gens détestent entendre ça. Ils supposent que dire que les Juifs sont spéciaux sous-entend qu’ils sont supérieurs. Honnêtement, je ne sais pas vraiment ce que signifie le mot « meilleur ». Ce que je sais, c’est qu’être spécial signifie simplement avoir la responsabilité de faire le bien.
Je crois que c’est la véritable raison pour laquelle la plupart des Juifs ont si peur d’admettre qu’il y a en eux quelque chose d’intrinsèquement puissant et bon. Non pas parce qu’ils ont peur d’être exceptionnels, mais parce qu’ils ont peur d’être responsables. Cela signifie qu’ils deviennent soudainement coupables lorsqu’ils créent des émissions de télévision obscènes qui souillent l’atmosphère spirituelle du monde. Cela signifie que les choses ne peuvent plus être créées simplement pour amuser, divertir ou même « art ».
Soudain, nous ne pouvons plus détruire le monde. Ce qui est remarquable, c’est que les Juifs ont tant fait pour le monde, et ce, de bien d’autres manières. Ils ont œuvré pour le progrès des droits civiques ; ils ont contribué à sauver des vies au Darfour, en Haïti et presque partout ailleurs.
Mais cela ne suffit pas. Réparer le monde matériellement ne représente que la moitié du chemin.
Notre plus grand combat, le plus difficile, est l’élévation spirituelle du monde. Et c’est ce qui effraie ceux qui se battent corps et âme pour prouver que les Juifs sont comme tout le monde. Cela signifie que nous ne pouvons plus nous contenter de « nous exprimer ». Nous devrons commencer à réfléchir à nos créations et à nos actes. Cela signifie que nous devrons collaborer. Cela signifie que nous devrons nous imposer, les uns aux autres, et à nous-mêmes, une exigence plus élevée.
Le moment est venu. Nous n’avons plus besoin de changer de nom. Nous n’avons plus besoin de nous fondre dans la masse comme des caméléons. Nous possédons un pays entier, bon sang !
Au contraire, nous pouvons être fiers de qui nous sommes, tout en étant conscients de notre immense responsabilité — et de l’opportunité qui s’offre à nous. ◾
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En tant qu’auteur et chroniqueur indépendant, Guy Boulianne est membre du réseau d’auteurs et d’éditeurs AuthorsDen et de la Nonfiction Authors Association (NFAA) aux États-Unis. Il adhère à la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la Fédération internationale des journalistes (FJI).


