La Sentinelle des maudits (titre original : The Sentinel) est un film d’horreur fantastique américain de 1977 réalisé par Michael Winner, avec Chris Sarandon, Cristina Raines, Ava Gardner, Burgess Meredith, Nana Tucker, Sylvia Miles et Eli Wallach. L’intrigue suit Alison Parker, une jeune mannequin qui emménage dans un immeuble historique de Brooklyn divisé en appartements, pour découvrir que le bâtiment appartient au diocèse catholique et constitue une porte vers l’enfer. Le film est adapté du roman éponyme de Jeffrey Konvitz, paru en 1974, qui a également co-écrit le scénario avec le réalisateur Winner. On retrouve également au casting Christopher Walken, Jeff Goldblum, John Carradine, Jerry Orbach, Tom Berenger et Beverly D’Angelo dans des rôles secondaires. Le film a été distribué par Universal Pictures en 1977.
Le tournage principal a débuté à New York le 21 mai 1976 avec un budget de 3,5 millions de dollars. Les vues extérieures de la maison ont été prises depuis l’îlot construit à l’extrémité ouest de la rue Remsen à Brooklyn et de nombreux lieux de tournage du film se trouvent à Brooklyn Heights.
Winner s’est inspiré visuellement des représentations des créatures de l’Enfer telles qu’elles apparaissent dans les œuvres de Christopher Marlowe, l’Enfer de Dante et les peintures de Jérôme Bosch. Peu après la sortie du film, Winner a révélé que nombre des personnes difformes apparaissant dans le final étaient en réalité des personnes atteintes de handicaps et d’anomalies physiques, qu’il avait recrutées dans des hôpitaux et des spectacles de foire. Une fois le film terminé, Winner a projeté la version finale aux dirigeants d’Universal Pictures, qui, selon lui, « ont failli se suicider en faisant une chute de deux pieds de leurs fauteuils en cuir rembourrés ».
Ian Jane de DVD Talk a attribué au film la note de 3,5 sur 5. Dans sa conclusion, il écrit : « The Sentinel de Michael Winner est un film d’horreur des années 70 délicieusement pervers qui n’hésite pas à explorer des pistes totalement inattendues tout en respectant certaines conventions éprouvées du genre. Ce n’est pas un film parfait, mais il est assurément intéressant et toujours divertissant. » Le film a été classé 46e dans le classement des 100 moments les plus terrifiants du cinéma établi par Bravo en 2004.
John Williams a été initialement engagé pour composer la musique du film avant d’être remplacé par Gil Mellé, l’un des premiers musiciens à utiliser des instruments électroniques de sa propre fabrication. ◾
➽ Le résumé du film « La Sentinelle des maudits »
Alison Parker, mannequin ayant un passé de tentatives de suicide liées à un traumatisme infantile, emménage dans un immeuble historique de Brooklyn Heights. L’appartement du dernier étage est occupé par un prêtre aveugle, le père Francis Matthew Halliran, qui passe son temps assis à sa fenêtre ouverte. Peu après son installation, Alison commence à souffrir d’étranges problèmes de santé, notamment des évanouissements et de l’insomnie, et entend des bruits étranges. Elle fait la connaissance de ses nouveaux voisins, parmi lesquels l’excentrique Charles Chazen, un homme âgé, et le couple lesbien Gerde Engstrom et Sandra. Elle est perturbée lorsque Sandra se masturbe devant elle. Elle assiste également à une fête d’anniversaire bizarre pour le chat de Chazen. Lorsqu’Alison se plaint à l’agent immobilier, Mlle Logan, celle-ci lui affirme que l’immeuble n’est occupé que par Halliran et elle. Le petit ami d’Alison, l’avocat Michael Lerman, contacte son ami, le détective corrompu James Brenner, pour enquêter.
Une nuit, Brenner se rend à l’immeuble d’Alison, où elle découvre le cadavre animé de son père décédé. Elle s’échappe en le poignardant et est hospitalisée pour une dépression nerveuse. Les inspecteurs Gatz et Rizzo mènent l’enquête ; des indices les amènent à soupçonner Michael d’avoir assassiné sa femme après qu’elle a refusé de le quitter, afin qu’il puisse épouser Alison. Ils découvrent le corps poignardé de Brenner ; des indices laissent penser qu’Alison pourrait être la coupable. Ils découvrent également que les personnes qu’Alison prétend avoir vues à la fête d’anniversaire du chat sont toutes des meurtriers décédés.
Alison, qui peut désormais lire des mots latins invisibles aux autres, se rend dans une église catholique et confesse ses péchés, notamment son adultère avec Michael, à Monseigneur Franchino. Michael s’introduit par effraction dans le bureau diocésain et consulte le dossier du père Halliran. Ce dernier apparaît comme l’un des prêtres et religieuses ayant tenté de se suicider dans la vie laïque, avant d’entrer dans les ordres à la date du décès de leur prédécesseur. Alison est la dernière en date, censée prendre la relève sous le nom de « Sœur Teresa » le lendemain. Effrayé, Michael est confronté au père Halliran, qui lui révèle que la maison est la porte de l’enfer. Michael tente d’étrangler le père Halliran, mais Franchino le tue.
Dans la maison de ville, Alison est confrontée à Chazen et aux sbires de l’Enfer, parmi lesquels Michael, désormais mort, qui avait effectivement engagé Brenner pour tuer sa femme. Ils expliquent qu’Halliran est le Sentinelle, chargé d’empêcher les démons de s’échapper de l’Enfer. Halliran approche de la fin de sa vie, et Alison, qui a un passé de tentatives de suicide, a été choisie comme nouvelle Sentinelle pour sauver son âme. Chazen tente de convaincre Alison de rejoindre Michael en Enfer. Cependant, après un combat acharné entre Halliran et les démons, Alison prend la croix, acceptant ainsi son devoir de Sentinelle et sauvant son âme. Vaincu, Chazen, furieux, disparaît.
L’immeuble en grès brun est démoli peu après et remplacé par un complexe d’appartements modernes. Mademoiselle Logan fait visiter un appartement à un jeune couple. Elle explique qu’il n’y a que deux voisins : un violoniste et une nonne recluse. Alison, désormais aveugle et vêtue en nonne, est assise à la fenêtre du dernier appartement et regarde au loin. ◾
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En tant qu’auteur et chroniqueur indépendant, Guy Boulianne est membre du réseau d’auteurs et d’éditeurs AuthorsDen et de la Nonfiction Authors Association (NFAA) aux États-Unis. Il adhère à la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la Fédération internationale des journalistes (FJI).




