Depuis une semaine, Internet s’est enflammé suite à des rumeurs concernant la disparition de Ghislaine Maxwell, complice condamnée de Jeffrey Epstein. L’affaire a déclenché une vague de spéculations et de recherches frénétiques sur les réseaux sociaux. La source ? Une vidéo largement diffusée sur Instagram et qui gagne rapidement en popularité sur X (anciennement Twitter). Dans la vidéo, publiée le 18 février par le compte @clump.qc, un homme marche dans la rue lorsqu’il croise une femme ressemblant étrangement à Maxwell, emmitouflée dans un manteau bleu. Il l’appelle « Ghislaine » devant la caméra et lui demande : « On se connaît ? » La femme répond « Non, désolée », et l’homme semble alors dire qu’il lui commandait des pizzas. La vidéo comporte également la légende « elle me fournissait des pizzas ». Il s’agit très probablement d’une référence aux « pizzas » mentionnées dans les dossiers Epstein, dont la dernière partie a été récemment rendue publique par le ministère de la Justice. La vidéo a été tournée devant la boutique de collations et de produits exotiques, Snack Québ, située au 1039 rue Saint-Jean à Québec.
L’ancienne mondaine britannique a été reconnue coupable en 2021 de complot en vue de trafic sexuel et d’autres chefs d’accusation connexes. Elle a joué un rôle clé dans les crimes de Jeffrey Epstein en tant que recruteuse et purge actuellement une peine de 20 ans à la prison fédérale de Camp Bryan, au Texas.
La vidéo présumée de Maxwell a commencé à circuler après l’arrestation d’Andrew Mountbatten-Windsor (ex-prince Andrew), membre déchu de la famille royale, pour ses liens avec Jeffrey Epstein. Cette affaire survient également alors que des rumeurs circulaient déjà sur les réseaux sociaux concernant la possible libération de Maxwell, suite à la diffusion d’extraits où elle invoquait le cinquième amendement. Nombreux sont ceux qui affirment en ligne que la femme identifiée comme étant Maxwell avait une apparence différente, alimentant ainsi des théories sur sa possible évasion. Des rumeurs similaires circulent concernant Jeffrey Epstein qui aurait été aperçu et photographié en Israël.
Mais l’idée d’une libération de Ghislaine Maxwell est-elle aussi saugrenue qu’on veut bien nous le faire croire ? N’oublions pas que nous avons affaire ici à des gens très puissants et fortunés. N’oublions pas que l’affaire Epstein implique une multitude de personnes parmi l’« élite » qui ont tout intérêt à protéger leurs arrières et qui ont les moyens financiers et politiques pour le faire. La famille Maxwell n’est pas n’importe laquelle non plus. Le père de la délinquante, Robert Maxwell, était soupçonné d’avoir des liens avec plusieurs services de renseignement, dont le MI6 britannique, le KGB soviétique et le Mossad israélien. Il aurait distribué une version truquée du logiciel PROMIS à une multitude de gouvernements nationaux et d’institutions financières mondiales, permettant ainsi au gouvernement israélien de pratiquer l’espionnage de masse. Maxwell aurait réussi à vendre la version israélienne du logiciel PROMIS, qui avait été piégé, aux laboratoires nationaux Sandia et Los Alamos, deux des plus importants centres de recherche nucléaire et de sécurité nationale des États-Unis. Menant un style de vie flamboyant, Maxwell était un patron procédurier, souvent impliqué dans des controverses. Il s’était également livré à plusieurs malversations financières. Tout au long de son parcours, il s’est montré un dirigeant aux pratiques malsaines, associant des sociétés à la santé financière douteuse.

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En tant qu’auteur et chroniqueur indépendant, Guy Boulianne est membre du réseau d’auteurs et d’éditeurs AuthorsDen et de la Nonfiction Authors Association (NFAA) aux États-Unis. Il adhère à la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la Fédération internationale des journalistes (FJI).


