Je publierai bientôt le livre de l’abbé J.-Antoine Huot, Le fléau maçonnique, initialement publié en 1906, suivi de : Le poison maçonnique (1912)

Je suis encore une fois très heureux de vous annoncer que je publierai prochainement le livre de l’abbé J.-Antoine Huot, intitulé “Le fléau maçonnique”, qui fut initialement publié par Dussault & Proulx en 1906, suivi d’un deuxième ouvrage du même auteur, “Le poison maçonnique”, publié une première fois en 1912 par les éditions de l’Action sociale catholique. Cet ouvrage reçut à l’époque l’imprimatur de Mgr Louis-Nazaire Bégin, archevêque de Québec de 1898 jusqu’à sa mort le 18 juillet 1925.

Le fléau maçonnique offre un regard critique sur la franc-maçonnerie en France à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Huot examine l’influence sociale et politique des loges maçonniques, présentant un aperçu de leurs activités et de leur impact sur la société française. Ce document historique offre un aperçu des débats et controverses entourant la franc-maçonnerie à une époque de profonds changements sociaux et politiques en France. Sa valeur durable réside dans sa contribution à la compréhension des interactions complexes entre sociétés secrètes, politique et opinion publique dans l’histoire européenne moderne.

L’auteur dénonce dans son livre les pratiques et les objectifs de cette organisation secrète, qu’il considère comme une menace pour la société et la religion. Huot explore les origines de la franc-maçonnerie et les influences qu’elle a exercé sur la politique et la culture européennes. Il met en lumière les rituels, les symboles et les doctrines de la franc-maçonnerie, tout en soulignant les dangers qu’elle représente pour la liberté individuelle et la morale chrétienne. Ce livre est une source précieuse pour ceux qui cherchent à comprendre les critiques historiques de la franc-maçonnerie et son impact sur la société. Parce que je pense que ce travail est culturellement important, je l’ai rendu disponible dans le cadre de mon engagement à protéger, préserver et promouvoir la littérature mondiale dans des éditions modernes, abordables, de haute qualité, fidèles à leur travail original.

Cet ouvrage a été sélectionné par les chercheurs pour son importance culturelle et constitue un élément essentiel de la connaissance de la civilisation telle que nous la connaissons. Les rédacteurs de Dramatic.fr écrivent : « C’est un livre capital dans l’histoire de la franc-maçonnerie si on veut comprendre ses origines et si on cherche à éviter de tomber dans les nombreux pièges que les francs-maçons ont disséminé délibérément au cours de leur histoire pour se protéger. Afin de rester secrètes, les organisations maçonniques font tout pour dérouter les personnes un peu trop curieuses et hostiles à leurs sociétés. »

➽ À propos de l’abbé J.-Antoine Huot

Photo de l’abbé Antonio Huot (1877-1929) : Musée de la civilisation, fonds d’archives du Séminaire de Québec. Photographe : Montminy & Cie (1899).

L’abbé et auteur canadien-français, Antonio Huot, est né à Québec en 1877. Docteur en théologie et en philosophie, il était le directeur de la “Semaine Religieuse” depuis 1913. Il écrivait parfois sous les noms de plume J.-Antoine Huot et Jean Duterroir. Il publia plusieurs articles et ouvrages, dont “Le poison maçonnique”, “La Question juive”, “France et Italie : impressions de voyage” et “Le bien paternel”. Il est décédé subitement le 7 avril 1929 au presbytère de Saint-Malo, à Québec. Il a été foudroyé par une hémorragie cérébrale peu de temps après avoir prononcé un éloquent discours en l’église de cette paroisse à l’occasion d’une convention des Artisans canadiens-français dont il était l’aumônier. Disparition soudaine qui a créé une profonde émotion dans tout le diocèse, où le cher défunt était universellement connu, et unanimement estimé.

L’abbé Antonio Huot n’était point quelconque. Et l’épithète distingué, si souvent employé, lui conviendrait totalement. Distingué par l’esprit, distingué par le cœur, rien de banal, en un mot, chez ce prêtre de feu, dont l’unique ambition a été de faire aimer Dieu et son Église. Il a exercé au meilleur sens l’apostolat intellectuel. Il avait tout ce qu’il fallait pour y réussir : formation doctrinale des plus sûres, une prudence qui s’affirmait avec les années, une plume exercée, prime-sautière, et finement aiguisée, un zèle qui ne se démentait point, un optimisme du meilleur aloi, et par dessus tout, une charité sans bornes, vraiment salésienne, qui excusait tout, qui pardonnait tout. Voilà, en bref, les qualités qui l’ont fait soldat clairvoyant et brave, soldat toujours à l’affût, fidèlement soumis à ses chefs de file, et prêt à répondre à leur moindre appel. Il n’y a qu’une chose qui ne trouvait point grâce à ses yeux, c’était l’erreur. L’erreur sous toutes ses formes, et spécialement l’erreur édulcorée, minimisée, qui se présente sous les dehors de la vérité. C’est dire qu’il fut romain, catholique jusqu’à la moelle.

Aussi bien la vie de l’Église l’intéressait-il au suprême. Le mouvement des idées religieuses le passionnait. Rien ne lui échappait. Au courant de tout, il était devenu un publiciste chrétien d’une autorité incontestable. Sa documentation sûre, abondante, variée, plusieurs, qui aujourd’hui regrettent vivement son départ, y allaient puiser souvent, très souvent. Avouons qu’ils les recevaient bien. Son affabilité, sa cordialité, son amabilité étaient proverbiales. Et sa porte était toujours ouverte, surtout à ceux qui voulaient se renseigner, avoir de la lumière sur les faits concernant le monde religieux, le Saint Siège, la question romaine, en un mot, sur tout ce qui peut éclairer l’esprit, le mieux orienter, raffermir les convictions, et, par suite, apprendre à vivre plus chrétiennement.

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L'église possède une architecture d'inspiration néo-médiévale française.
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Et l’on sait quel zèle il mettait à défendre les principes, les vérités immuables qui sont la base de la famille, de la Société. Enthousiaste, il est vrai, jamais, pourtant, au point de vue doctrine, il ne dévia d’une ligne. Sa boussole c’était l’Évangile, c’était saint Thomas d’Aquin, c’étaient les Encycliques des Papes. L’essentiel pourrait-on dire de son information, le pivot sur lequel elle tournait. Il avait le sens, le flair très catholique. Conséquence de ses études philosophiques et théologiques faites à Québec et à Rome sous les meilleurs maîtres, conséquence aussi de cet esprit de soumission qui était celui d’un enfant, de cette humilité vraie puisée dans sa messe de chaque matin et dans ses exercices de piété inviolablement accomplis jusqu’à sa mort.

Prêtre à vingt-deux ans et demi, après un très brillant cours d’étude au petit et au grand Séminaire de Québec, bachelier-ès-arts, Docteur en théologie et en philosophie, il avait tous les titres universitaires, et la science aussi, pour professer les matières à qui il voua un culte, toute sa vie durant, la philosophie et la théologie. Mais après quelques mois d’enseignement, il dut abandonner pour cause de santé. C’était en 1901. Et depuis vingt-huit ans, grâce aux forces qui lui revinrent, mais pas entièrement, et dont il abusa un peu, il a mené une existence des plus besogneuses, des plus fécondes et des plus utiles. Sans doute, il était servi par un remarquable talent d’écrivain. Mais le plus beau talent tue vite son homme s’il n’est pas développé, s’il n’est pas soumis à une rigoureuse discipline. C’est ce qu’a admirablement compris l’abbé Huot. Et non seulement, il le comprit, mais, ce qui est plus beau, ce qui est plus héroïque, je dirai, étant donné son état physique peu florissant, ça été de se river à sa plume, de s’attacher à son bureau, à sa table de travail, chaque matin, pour mener le bon combat.

Bel exemple qu’il laisse à ses confrères dans le sacerdoce. Il fut un prêtre travaillant, il ne perdit aucune minute de son temps. Quel beau compliment ! Et ce jeune prêtre, il y a trente ans, condamné presque, par la faculté, à un repos éternel, voilà ce qu’il a fait, voilà ce qu’il a été. Il fut une intelligence d’élite au service d’une volonté de fer, soutenue par une bonne humeur toujours égale et une façon béate d’envisager les choses, qui cache sans cesse leurs plus mauvais côtés.

Et sa piété, et son grand esprit surnaturel, et son désintéressement, et son détachement ! Il ne viendra à la pensée de personne de contester tant soit peu toutes ces qualités, toutes ces vertus chez l’abbé Huot. Sur sa pierre tombale on pourra inscrire qu’il fut par-dessus tout et avant tout un prêtre. C’est le meilleur résumé que l’on puisse donner de cette vie qui vient de finir, de cette existence qui vient de s’achever. Il eût pu fournir encore plusieurs années de bon, de fructueux travail. Mais disparu, mais parti pour un monde meilleur, il n’en continuera pas moins d’exercer un fécond apostolat : defunctus adhuc loquitur. Ses écrits, ses articles nombreux sur différents sujets, et surtout, le magnifique exemple d’une vie sacerdotale sans tache, imbibée de surnaturel, laborieuse, voilà ce qu’il nous laisse, voilà son testament spirituel. Soyons dignes de lui.

Intérieur de l’église Sainte-Angèle de Saint-Malo dans le quartier Saint-Sauveur, dans l’arrondissement La Cité-Limoilou, à Québec. [1900] ― Collection Félix Barrière ― Archives nationales à Montréal.

Le 7 avril 1929, Saint-Malo fêtait le cinquantenaire de l’établissement dans cette paroisse de la Succursale Sainte-Angèle des Artisans canadiens-français. À titre d’aumônier de cette société, M. l’abbé Huot avait été invité à prononcer le sermon de circonstance. Il parla de la charité, une vertu qu’il sut si bien pratiquer pendant toute sa vie. Au début de son sermon, l’abbé Huot donna des signes de fatigues. Il ne semblait pas en possession de tous ses moyens. Il reprit peu à peu le dessus, toutefois, et le reste de son allocution ne trahit aucun malaise.

Un banquet devait avoir lien à une heure et demie, à l’Hôtel Saint-Roch, l’abbé Huot était, comme toujours, le plus gai, le plus enjoué compagnon, et il agrémentait la conversation de sa verve coutumière. Une demi-heure après la fin de la messe environ, il s’approcha de l’un des vicaires de Saint-Malo, l’abbé Goulet, et lui dit qu’il aimerait se reposer avant de se rendre au banquet. L’abbé Goulet le conduisit à une chambre, au troisième étage, en lui disant qu’il était chez lui.

En entrant dans la pièce, le directeur de la “Semaine Religieuse” s’affaissa sur un sofa et se plaignit de fatigue. En même temps, l’abbé Goulet le vit pâlir et se renvoyer la tête en arrière. Il avertit en toute hâte le Dr Arthur Leclerc, qui monta en compagnie du Dr Cloutier. Le Dr Leclerc avait avec lui sa trousse de médecin. Il examina l’abbé Huot et constata que son pouls s’était arrêté. Sans tarder, il lui administra une piqûre, et celle-ci eut le don de le ranimer un peu, de ramener les battements du pouls. Le malade se sentit soulagé. « Le bon Dieu ne veut pas encore de moi! », dit-il en souriant. Néanmoins, un malaise l’oppressait et il ne voulut pas attendre plus longtemps pour demander les Sacrements et les secours de la science. Sur son avis, on appela aussitôt le Dr Rousseau, doyen de la Faculté de Médecine. Le Dr Rousseau était son médecin depuis plusieurs années.

Le curé de Notre-Dame de Québec, Eugène-Charles Laflamme, averti lui aussi de la grave maladie de l’abbé Huot, ne tarda pas à arriver au presbytère de Saint-Malo. Il fut suivi de près par l’abbé Cyrille Labrecque, de Notre-Dame, un autre ami intime du directeur de la Semaine Religieuse. « Je remets mon âme à Dieu par le Cœur Immaculée de Marie », murmura le dévoué prêtre, au moment de recevoir les derniers sacrements. Belle parole, qui résume toute sa piété et qui édifia tous ceux qui étaient auprès de lui. L’abbé Michaud administra l’Extrême-Onction au malade puis lui donna le Viatique. L’abbé Huot avait toute sa connaissance : son esprit était parfaitement lucide. Il reconnut tous ses amis. Quelques minutes plus tard, il laissa échapper cette invocation : « Que la sainte Volonté du Bon Dieu soit faite! ». Une convulsion se produisit soudainement et M. l’abbé Huot rendit son âme à Dieu. ◼

SOURCES ET RÉFÉRENCES :


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