Le 17 mai dernier, mon amie Marie Dernoncourt m’envoyait sa réflexion sur le mot “complotiste”. Elle m’écrivait : « Ce texte est né d’une urgence intérieure, mais aussi d’un amour profond pour les mots vrais, ceux qu’on ne tord pas pour faire taire. Je te l’envoie comme on tend une lampe à un veilleur. À toi, avec respect, lucidité… et souveraineté. » Il me fait donc plaisir de partager ce texte à mes lecteurs. Marie est auteure-compositrice, vidéaste et créatrice d’univers. Elle est aussi art-thérapeute et critique d’art, « témoin du lien sacré entre la main, la toile… et l’âme ». Depuis mon nouveau départ dans le domaine des arts visuels, elle publie régulièrement des commentaires à propos de mes œuvres qui sont exposées dans la galerie virtuelle Artmajeur. Marie Dernoncourt est française, originaire des montagnes, profondément attachée à la nature et à la simplicité. Elle habite actuellement en Belgique. Elle écrit, compose et réalise ses propres montages vidéo que vous pouvez regarder sur la plateforme Youtube.
Art-thérapeute, Marie Dernoncourt a consacré ces derniers mois à porter la voix de ceux qu’on oublie : nos anciens. Elle recherche actuellement des chanteurs, des chanteuses et des musiciens pour « créer ensemble, vibrer ensemble ». Être sensible, elle m’écrivait par messagerie : « Nous vivons dans un monde sans terre et sans lien. Un monde où l’on ne prend plus soin des uns et des autres. Un monde où les plus fragiles sont relégués à l’oubli. Et je me demande parfois : la terre serait-elle devenue un mouroir ? »

➽ Le complot ― Autopsie d’un mot qui ne tourne pas rond
I. Thèse : “Complotiste” – un mot simple, une arme redoutable

Il fut un temps où l’on accusait d’“hérésie”.
Aujourd’hui, on dit “complotiste”.
En apparence, le mot est anodin. Il désignerait simplement quelqu’un qui croit à l’existence de complots.
Mais dans l’usage contemporain, il sert à disqualifier.
Ce mot n’invite pas au débat. Il ferme la discussion.
Il remplace l’argumentation par la moquerie, et l’observation par la suspicion.
Le complotiste n’a pas besoin d’avoir tort pour être discrédité.
Il l’est par essence, par le simple fait de poser une question qui dérange.
II. Antithèse : La logique perverse du mot “complotiste”
D’un point de vue strictement sémantique, un “complotiste” devrait être un acteur de complots —
comme un terroriste est un auteur de terreur, ou un graphiste est un créateur de graphismes.
Mais un complot, par définition, est secret.
Alors comment pourrait-on savoir que quelqu’un complote ?
Et si on le sait, ce n’est plus un complot.
Dès lors, le mot “complotiste” devient une aberration logique.
C’est accuser quelqu’un d’être l’auteur d’un secret que l’on prétend connaître.
Un non-sens. Une contradiction sémantique.
Mais les mots absurdes ont parfois une fonction :
ils protègent ceux qui les emploient.
III. Synthèse : Ce que révèle vraiment l’usage du mot
En réalité, “complotiste” ne signifie pas “celui qui complote”,
ni même “celui qui croit à un complot”.
Il signifie : “Celui qui pense différemment du récit autorisé.”
Celui qui doute, celui qui interroge, celui qui regarde sous le tapis.
Le “complotiste” moderne, c’est le veilleur,
celui qui refuse les slogans et interroge les rouages.
C’est précisément parce qu’il interroge qu’il est ciblé.
Car le doute lucide est une menace pour l’ordre narratif.
IV. Conclusion : Le complot, miroir inversé du réel
Le mot “complotiste” est devenu une étiquette disqualifiante,
une sorte de verrou verbal :
il ne sert pas à décrire, mais à faire taire.
Il ne désigne plus une idée :
il interdit d’en avoir.
Or, l’histoire regorge de complots réels.
Et ce n’est pas celui qui les soupçonne qui les fabrique —
mais souvent celui qui les nie avec le plus de véhémence.
Le mot “complotiste” est donc un complot contre le langage lui-même.
Un piège sémantique où l’on enferme ceux qui pensent encore.
Alors que faire ?
Redonner aux mots leur juste valeur.
Refuser les insultes-reflexes.
Et surtout… continuer à questionner.
Car dans un monde où tout doit rester flou,
on appelle “complotiste”
celui qui regarde trop près
ce que d’autres s’acharnent à cacher.

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En tant qu’auteur et chroniqueur indépendant, Guy Boulianne est membre du réseau d’auteurs et d’éditeurs AuthorsDen et de la Nonfiction Authors Association (NFAA) aux États-Unis. Il adhère à la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la Fédération internationale des journalistes (FJI).




J’ai remarqué, surtout depuis 2020, combien les définitions des différents dictionnaires francophones ont modifié l’image du complotiste et déformé sa définition en qualifiant de complotistes ceux qui dénoncent les abus de l’élite auto-proclamée au pouvoir (oligarques). Que ce soit le Larousse ou le Robert, c’est la même chose, surtout qu’on sait qu’ils sont des collabos en tenant compte des propriétaire des sociétés auxquelles appartiennent ces marques. Seul, le dictionnaire de l’Académie Française met les choses au clair et montre que le mot complotiste est une invention pure et simple car il n’existe tout simplement pas. Seul le mot comploteur existe et c’est par définition : « Personne qui projette un complot, qui fait partie d’un complot ».
Donc, aucun rapport avec ce que les merdias qualifient de « groupe de complotistes » tels que les gens qui se questionnent et dénoncent les magouilles du gouvernement et de la mafia des oligarques qui le manipulent. À la place, ils font passer les lanceurs d’alerte pour des casse-pieds pendant que ceux qui troublent l’ordre (oligarques) font leurs magouilles en toute tranquilité.
Donc, les ignares qui pensent que les complotistes sont des bibittes dangereuses devront juste commencer par aller comprendre c’est quoi que ce terme signifie réellement. Le pire c’est que ceux qui nous traitent de noms sont ceux qui se disent pour la paix dans le monde et contre la guerre en Ukraine qui généralement, sont les mêmes qui suivent le narratif des merdias qui ont encensé Yaroslav Hunka.
On est pas sorti du bois…