Le film du cinéaste Youssef Chahine, Le Destin, traite de la tolérance et de l’intégrisme : « Les idées ont des ailes, nul ne peut arrêter leur vol »

La statue du savant et philosophe Averroès à Cordoue, en Espagne.

Je partage enfin avec vous un film qui m’avait profondément touché dès que je l’avais vu il y a plusieurs années et que je n’ai jamais oublié depuis ce temps. Il s’agit du film égypto-français, intitulé “Le Destin” (المصير, Al-Massir). À cette époque, je l’avais vu en français, mais cette version est désormais introuvable sur internet. Je partage donc avec vous une version sous-titrée, ce qui vous permettra tout de même d’en savourer toute la profondeur et la poésie. Le Destin est un film dramatique historique de 1997 réalisé et co-écrit par Youssef Chahine. En 1997, le film a remporté le Prix du cinquantième anniversaire du Festival de Cannes. Le film a aussi été sélectionné comme entrée égyptienne pour le meilleur film en langue étrangère à la 70e cérémonie des Oscars, mais n’a pas été accepté comme nominé. Traitant de la tolérance et de l’intégrisme dans une histoire située au XIIe siècle, c’est un film d’une grande actualité. À travers la vie du savant et philosophe Averroès, est évoquée l’Andalousie musulmane du XIIe siècle, lieu d’affrontements entre religieux fanatiques et savants soucieux de la diffusion des connaissances.

Le film se déroule dans la ville de Cordoue, dans le Sud de l’Espagne, et dépeint la relation entre le calife et Averroès, l’un de ses plus proches conseillers. Les fanatiques religieux prennent le pouvoir et influencent les décisions du calife, ce qui entraîne la persécution du philosophe et des troubles politiques en Andalousie. Averroès serait connu comme le plus important commentateur d’Aristote.

Le synopsis du film

Joseph, fils d’un chrétien du Languedoc mort sur le bûcher pour avoir traduit Averroès, rejoint Cordoue, où la famille du philosophe l’accueille. Le cadi et philosophe Averroès, premier conseiller du Calife al-Mansur, est reconnu pour sa sagesse, sa tolérance et son équité. Abdellah, fils du Calife, passe son temps à danser chez les Gitans : il est amoureux et aimé de Sarah, belle-sœur de Marwan, l’ami d’Averroès. Le Calife et Nasser, héritier du trône, condamnent sa conduite. Or les membres d’une secte fanatique parviennent à le recruter. Ils blessent en outre grièvement Marwan, représentant pour eux l’impiété tout comme Averroès. Par calcul politique, Cheikh Riad, leur chef, et Mansour veulent faire exécuter les meurtriers, mais Averroès se contente de les condamner à la prison, considérant qu’ils sont manipulés et que les vrais coupables sont ceux qui les endoctrinent. Comme le veut la règle de la secte dans ce cas, ils se suicident néanmoins — ou « sont suicidés » par elle. Abdellah, devenu comme eux un « fou de dieu », pourrait suivre le même chemin, et Marwan va le libérer contre son gré.

Joseph comprend que les œuvres d’Averroès sont menacées par l’influence que la secte exerce désormais sur Mansour et, soutenu par Nasser et d’autres disciples, commence à les copier. L’émir de la secte se venge en faisant tuer Marwan, ce qui finit par ouvrir les yeux d’Abdellah. Joseph échoue à mettre une copie des livres à l’abri en Languedoc, mais Nasser en emmène une autre en Égypte. Alors que les chrétiens menacent le califat, Mansour, qui veut amadouer les intégristes pour mobiliser le peuple, ordonne l’autodafé de toutes les œuvres d’Averroès et son bannissement. Alors que celui-ci s’apprête à s’exiler avec sa famille et celle de Marwan, la nouvelle lui parvient de ce que Nasser a réussi. son œuvre est sauvée : « les idées ont des ailes, nul ne peut arrêter leur vol ». ◼

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➽ Mécanique filmique : Le destin (Youssef Chahine, 1997)

Par Aurélien Portelli, le 30 juin 2006

Au XIIe siècle, en Andalousie, le calife el-Mansou (Mahmoud Hémeida), aidé par une secte islamique, promulgue l’autodafé des ouvrages du philosophe Averroès (Nour el-Chérif). Ses partisans décident de sauver par tous les moyens l’œuvre inestimable du maître, et de lutter par la même occasion contre les extrémistes. Le début du Destin ne laisse rien présager de bon. Un homme est, pour la énième fois au cinéma, brûlé vif. Les films médiévaux sont aussi codifiés que les westerns et doivent remplir leur quota de gentils hérétiques et de méchants inquisiteurs. La photographie n’est pas des plus heureuses. Multiplication de travellings optiques avant et arrière qui alourdissent la lecture des images, couleur fadasse, costumes d’opérette, typographie du générique digne d’une série télévisée.

Puis les choses s’arrangent considérablement. La photographie devient éclectique et colorée. Chahine multiplie les références aux films de genre (telles que les comédies musicales) et fait preuve d’un exotisme et d’un enthousiasme qui émerveillent le spectateur.

Un film historique doit proposer à la fois une reconstitution du passé adéquate, et une mise en équation du présent qui révèle judicieusement les enjeux et les questionnements de l’actualité. Le Destin ne répond qu’à la seconde exigence. Youssef Chahine se préoccupe peu, dans son film, de la réalité historique du royaume andalou au Moyen Age.

La raison est simple : le cinéaste évoque en fait une vision atemporelle de l’intégrisme, valable aussi bien au XIIe qu’au XXe siècle. Chahine réalise donc un film historique détourné et donne un ton contemporain à sa fresque médiévale. Le destin présente de nombreux anachronismes volontaires, comme l’utilisation d’un langage et le choix de musiques modernes. Le présentisme de l’œuvre rappelle que les problèmes sociaux du monde d’Averroès sont, pour le réalisateur, assez proches de ceux qui touchent les nations arabes actuellement.

Le Destin est un film de combat, exprimant l’intégrisme intemporel qui est enraciné dans la civilisation musulmane. Selon Youssef Chahine, c’est le champ politique qui est, à juste titre, responsable de l’ascension des fanatiques. En effet, l’administration du califat est d’abord incapable de réduire la sphère d’influence de la secte. Menacé par les manigances des intégristes, le calife décide d’utiliser les talents de persuasion de leur puissant chef pour évincer Averroès. Le souverain instrumentalise ainsi les fanatiques afin d’assurer l’assise populaire de son règne. Le Destin est avant tout une dénonciation de la perversité du pouvoir politique, qui utilise dangereusement l’extrémisme religieux pour assurer la pérennité des élites en place.

L’intérêt du film est ensuite d’exposer les stratégies de la secte. Ses membres épuisent les nouvelles recrues, les abrutissent avec des idées-slogans faciles à assimiler et leur promettent le paradis. A l’inverse de ces méthodes insidieuses, Le Destin montre que l’Islam est traversé par des courants progressistes qui sont évoqués par la pensée humaniste d’Averroès. Le réalisateur dénonce également le nihilisme des intégristes qui, contrairement aux amis du philosophe, sont farouchement opposés aux plaisirs de la nourriture, de la danse, de la raison et de l’amour.

Des forces réactives et novatrices traversent l’histoire islamique et expriment la pluralité des interprétations du Coran. Le réalisateur lutte ainsi contre les lieux communs occidentaux, qui présentent souvent l’Islam comme une religion monolithique. Ce qu’elle n’a jamais été. ◼


LES NUITS DE FRANCE CULTURE Alors que son film "Le Destin" sortait en octobre 1997 sur les écrans français, Youssef Chahine était invité par Michel Ciment dans l'émission "Projection privée". « Le Destin » peut être vu comme une réponse, faite de tolérance et d'enchantement, de la part de l'infatigable cinéaste égyptien, à la menace du fanatisme religieux, son précédent film "L’Émigré" ayant été retiré des écrans par la censure intégriste de son pays. Dans cet entretien, on entend le cinéaste s'insurger contre « les monopolistes de Dieu » et autres « monopolistes de la connaissance », « dans un monde qui ne permet plus à l'idée de l'autre de passer ». C'est tout le sujet du « Destin ».

« Le destin », un plaidoyer contre l’intégrisme

Par Cyrille Beyer, le 24 juillet 2018

La pensée a des ailes, nul ne peut arrêter son envol ». Ainsi aimait philosopher le cinéaste égyptien Youssef Chahine, né en 1926 à Alexandrie et disparu le 27 juillet 2008. Ses films ont pris place dans la mémoire du cinéma mondial, à la croisée des cultures arabe et occidentale, qui l’ont toutes deux tant nourri. Les images qu’il a façonnées ont construit un univers empreint de sa joie de vivre et de son amour pour la musique, mais elles portent aussi la menace toujours présente de l’intégrisme et du fanatisme. Une intolérance qu’il dénonçait avec force et courage dans l’un de ses films les plus célèbres en France, Le Destin, et dont il aura été victime, quelques années auparavant, dans son propre pays.

En 1997, année de la sortie du Destin, Youssef Chahine, qui connaît bien la France et est marié à une Française, Colette, est invité par Bernard Pivot sur le plateau de « Bouillon de Culture ». Un autre Egyptien de renom est présent, l’ancien ministre et secrétaire général des Nations unies (1992-1996), Boutros Boutros-Ghali. Un interlocuteur sensible à la question de l’intolérance religieuse qui gangrène l’Egypte des années 1990.

Le fanatisme, c’est justement le sujet central du Destin : « Ce film se passe dans l’Andalousie musulmane du XIIe siècle, à ce moment-là terre de prospérité et de tolérance, […] période incarnée par le grand philosophe Averroès », introduit Bernard Pivot. L’enseignement riche et ouvert au monde d’Averroès rencontre l’hostilité d’une secte fanatique qui ne supporte pas la pensée complexe du philosophe. Les intégristes se mettent alors en devoir de fanatiser le jeune fils du Calife, afin d’accéder au pouvoir et de détruire l’œuvre d’Averroès.

Le fanatisme, Youssef Chahine l’aura combattu toute sa vie. Il en aura été la victime, aussi. En 1994, son film L’Emigré est la provocation de trop pour les intégristes égyptiens, qui ne supportent pas ce portrait très personnel du prophète Joseph, dépeint en homme curieux et ouvert sur les cultures du monde. Youssef Chahine s’attire les foudres de l’université traditionaliste Al-Azhar, gardienne de l’orthodoxie sunnite, qui délivre une fatwa à son encontre. Défiant les autorités religieuses, la projection de son film est attaquée en justice, qui le condamne à son tour en le jugeant « blasphématoire ».

Revenant sur cet épisode marquant de sa vie, Chahine raconte : « Quand j’avais mon procès, des gens auraient pu prendre le téléphone en disant – cessez d’embêter Jo [le surnom de Youssef Chahine] ; mais ils ne l’ont pas fait, ils m’ont jeté un peu en pâture et m’ont traîné devant les tribunaux […] ». Interdit jusqu’en mars 1995, le film sera finalement le plus grand succès commercial de Youssef Chahine, un triomphe dans une Egypte qui malgré les menaces intégristes continue à aduler son réalisateur fétiche.

Avec Le Destin, Youssef Chahine veut répondre aux attaques des intégristes égyptiens et rappeler que le mal qui traverse les pays d’Islam, et particulièrement les pays arabes, en ces années 1990, est un mal universel, qui touche toutes les civilisations. En plaçant son récit dans l’Andalousie du XIIe siècle, il rappelle aussi aux Arabes d’aujourd’hui la grandeur de leur passé, en comparaison avec un Occident médiéval moins avancé, plus naturellement enclin à toutes sortes de fanatismes (la première scène du film s’ouvre sur un autodafé dans une France chrétienne en proie à l’intolérance religieuse).

L’occasion pour Youssef Chahine de constater que la civilisation n’appartient à personne : « La civilisation aura tour à tour été chez les Perses, les Egyptiens, les Grecs, les Romains, les Arabes et puis maintenant elle est venue [en Occident]. Je crois qu’il est important que nous sachions tous que la pensée humaine a été enrichie par tout le monde, qu’elle n’a pas de frontière, de nationalité, de religion, […]. C’est la modernité qui a été d’un endroit à l’autre, et ça continue… »

Et de livrer le fond de sa pensée sur les conséquences du mépris que posent souvent les civilisations les plus avancées sur les autres cultures : « On ne peut dialoguer que sur un pied d’égalité, je ne peux pas être humilié, ni recevoir un pistolet sur la tempe, et m’entendre dire : “tu discutes avec moi ?” ; Comment veux-tu que je discute, j’aurai peur, je dirai n’importe quoi, mais ça ne sera pas la vraie compréhension. » Une critique à peine voilée d’un impérialisme occidental vis-à-vis des pays arabes qui désole d’autant plus Youssef Chahine que celui-ci est un grand amoureux de la culture américaine.

En effet, très jeune, après des études secondaires dans une prestigieuse école d’Alexandrie, Youssef Chahine débarque à Pasadena, dans la banlieue de Los Angeles, pour étudier l’art dramatique. Il a 21 ans et veut devenir acteur. Né dans une famille modeste, chrétienne aux racines syriennes, grecques et libanaises, Youssef Chahine grandit dans cette Alexandrie cosmopolite où musulmans, juifs et chrétiens vivent en bonne harmonie depuis des siècles. Un monde qui disparaîtra avec la nationalisation du canal de Suez et l’émigration de nombreux Egyptiens juifs et chrétiens.

Bercé dans son enfance par les comédies musicales hollywoodiennes de Gene Kelly, mais aussi par le cinéma français et les opérettes d’Henry Garat, le chanteur d’Avoir un bon copain, et Georges Milton, le jeune Youssef rêve de ce patchwork de culture, tant qu’on y rit, danse et s’aime. Très vite, pendant sa courte expérience californienne, il se découvre l’envie de passer derrière la caméra, et de devenir réalisateur. C’est donc définitivement la carrière de cinéaste que Youssef Chahine, de retour des Etats-Unis, embrasse dès 1950 avec son premier film, Papa Amin. Suivront une quarantaine de films, dont les très remarqués Gare centrale, en 1958, Le Sixième jour (1986), avec Dalida, ou bien encore sa tétralogie sur Alexandrie, commencée en 1978 avec Alexandrie, pourquoi ? Une carrière longue et brillante, rythmée au son d’une voix joyeuse et rauque – entretenue par plusieurs paquets de cigarette quotidiens – qui n’aura eu de cesse de s’exclamer, en arabe, en français et en anglais : « moteur ! »

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À propos du cinéaste Youssef Chahine

Youssef Gabriel Chahine (en arabe : يوسف جبريل شاهين), né le 25 janvier 1926 à Alexandrie et mort le 27 juillet 2008 au Caire, était un réalisateur, scénariste et producteur égyptien. Il a été actif dans l’industrie cinématographique égyptienne de 1950 jusqu’à sa mort. De réputation internationale, il a réalisé une quarantaine de films de fiction ou documentaires, dont douze films qui furent inclus dans une liste des 100 meilleurs films égyptiens publiée par le Festival international du film du Caire (en arabe : مهرجان القاهرة السينمائي الدولي). Lauréat du Prix du 50e anniversaire de Cannes (pour l’ensemble de sa carrière), Chahine a été crédité du lancement de la carrière de l’acteur Omar Sharif. Réalisateur très apprécié des critiques, il était souvent présent dans les festivals de cinéma au cours des premières décennies de son travail. Chahine a gagné sa plus grande audience internationale en tant que l’un des co-réalisateurs du film de 2002, “11’09″01 – September 11”.

Youssef Chahine naît dans une famille chrétienne d’Égypte d’origine libanaise pour son père, avocat, et de confession grecque-catholique melkite. Il commence ses études au collège Saint-Marc puis rejoint le Victoria College où il obtient son baccalauréat. À 21 ans, il quitte son Égypte natale pour aller étudier le cinéma au Pasadena Playhouse dans les environs de Los Angeles.

À son retour, trois ans plus tard, en 1948, l’occasion lui est donnée, grâce à Alvise Orfanell, de réaliser son premier film, Papa Amin, qui sort en 1950. Il est invité pour la première fois au Festival de Cannes en 1951, pour son film Le Fils du Nil. En 1954, il lance la carrière d’acteur d’Omar Sharif dans son film Le Démon du désert. Mais le film qui marqua sa carrière fut Gare centrale, en 1958, chef-d’œuvre qui lui permit d’être reconnu comme l’un des plus grands cinéastes du XXe siècle. Chahine est crédité de la réalisation de 5 films mettant en vedette Salah Zulfikar dans des films importants dont Saladin (1963), Un jour, le Nil (1968) et Ces gens du Nil (1972). Dans Bayya’ al-khawatim, sorti en France sous le titre Le vendeur de bagues en 1973, il met en scène la diva Fairouz.

En 1964, il quitte l’Égypte pour le Liban, puis retourne dans son pays en 1967. Il réalise le logotype de la société Pyramide Distribution, fondée en 1989 et fréquent distributeur de ses films, avec lequel il entretenait de bonnes relations. Ce logo représente les Pyramides de Gizeh, complétées de sa signature en lettres blanches. En 1992, il s’essaie également au théâtre avec l’adaptation du Caligula d’Albert Camus, donné à la Comédie-Française.

Fréquemment confronté à la censure, Youssef Chahine ne cesse néanmoins de dénoncer la bêtise et l’intégrisme, tout en multipliant les choix stylistiques, du mélodrame chanté (C’est toi mon amour avec Farid El Atrache) à la reconstitution historique (Adieu Bonaparte), de l’évocation autobiographique (Alexandrie pourquoi ?) au ballet (Le Destin).

Photographie de tournage du film « Le Destin » de Youssef Chahine, 1996 – Misr International Films-D.R.

Ses opinions politiques et sociales

Youssef Chahine avait des opinions politiques et sociales claires. Entre 1964 et 1968, Chahine a travaillé à l’étranger en raison de désaccords avec des personnalités du régime égyptien. Il est rentré en Égypte grâce à la médiation d’Abdel Rahman El-Sharkawy. Il était également un opposant au président Hosni Moubarak, ainsi qu’aux groupes dits « islamistes politiques ». Ses opinions transparaissent dans nombre de ses films, comme “Bab El-Hadid”, qui a choqué le public par son portrait favorable des prostituées, et “Le Moineau” (1973), qui suggérait que la corruption au sein du pays était la cause de la défaite de la guerre de 1967. Le film “L’Émigrant” (1994) a également suscité la colère des fondamentalistes en relatant l’histoire de Joseph, fils de Jacob. Les films de Chahine variaient également dans leurs thèmes, allant des films sur la lutte des classes, tels que Lutte dans la vallée, La Terre et Le Retour du fils prodigue, aux films sur la lutte nationale et sociale, tels que Jamila et Adieu Bonaparte, au cinéma psychanalytique avec une dimension sociale, tels que Bab Al-Hadid, Al-Ikhtiyar et L’Aube d’un nouveau jour.

Sa maladie et sa mort

Le soir du 15 juin 2008, Youssef Chahine a été victime d’une hémorragie cérébrale récurrente. Le 16 juin 2008, il est tombé dans le coma et a été admis à l’hôpital Al-Shorouk du Caire. Khaled Youssef, co-réalisateur du film “Is It Chaos ?”, a demandé qu’un avion privé soit affrété pour transporter Chahine en France ou en Grande-Bretagne afin d’y être soigné. Plus tard dans la journée, Chahine a été transporté à bord d’un avion-ambulance privé allemand jusqu’à Paris, où il a été admis à l’hôpital américain de la capitale française. Cependant, son état critique l’a contraint à retourner en Égypte.

Youssef Chahine est décédé à l’âge de 82 ans à 3 heures du matin le dimanche 27 juillet 2008, à l’hôpital des forces armées de Maadi au Caire, après avoir été dans le coma pendant plus de six semaines. Une messe a été célébrée en son honneur à la cathédrale de la Résurrection du Patriarcat grec-catholique, dans le quartier d’Abbassia au Caire, et son corps a été inhumé au cimetière grec-catholique de Shatby, sa ville natale d’Alexandrie, qu’il a immortalisée dans plusieurs de ses films. Les funérailles ont eu lieu le 29 juillet au Cinéma Cité du Caire. Il a été pleuré par les palais présidentiels égyptien et français, où le président français Nicolas Sarkozy l’a décrit comme un défenseur des libertés.

En 2008, il a été honoré par la British Academy of Film and Television Arts (BAFTA) pour sa contribution au cinéma, et le 25 janvier 2015, Google Doodle a commémoré son 89e anniversaire. ◼


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Mohamed Mounir, chanteur et acteur
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