Je reviens sur le dernier article que j’ai publié au sujet de ma correspondance avec le Père Janvier Gbénou concernant la franc-maçonnerie et le message qui fut délivré par Notre-Dame d’Anguera. Je supposais dans cet article que certaines personnes pourraient me reprocher d’avoir une attitude très peu chrétienne, puisque j’écrivais : « Non, on ne peut pas tout aimer. Non, on ne peut pas aimer n’importe qui ». Je soulignais alors dans mon courrier à l’abbé Gbénou : « Ce que je sais, c’est qu’on ne peut pas aimer les francs-maçons. On n’aime pas les suppôts de Satan. Ça peut encore aller pour les francs-maçons de premier niveau, ils sont récupérables, mais au-dessus, rien de va plus. » Bien que l’on ne m’aie fait aucun commentaire à ce propos, je tiens tout de même à apporter une précision : ma sentence ne concerne que les francs-maçons qui persistent dans l’erreur et qui ne veulent pas en sortir, puisque tout le monde – sans exception – a le droit au repentir (Actes 3:19). L’Église accueille ceux qui se repentent…
C’est ce que laissait entendre l’ex-curé de Megève, Pascal Vesin, dans une entrevue pour la revue du Grand Orient de France, Humanisme (N° 300, mars 2013) : « Si j’abandonnais la maçonnerie on m’accueillerait les bras grands ouverts ». Celui-ci avait été démis de ses fonctions par le Vatican pour son appartenance à une loge franc-maçonnique. L’Église a tout fait pour le persuader de changer de position, mais il a préféré s’opposer aux directives du Vatican, « faisant de lui un héros pour certains et un hérétique pour d’autres ». Il est aujourd’hui employé dans une banque. Il en va autrement de l’ancien grand maître franc-maçon, Serge Abad-Gallardo, qui s’est reconverti au christianisme et qui dénonce depuis les dérives sérieuses de la franc-maçonnerie. Ce dernier est un exemple parfait que l’Église ne condamne pas ceux qui se repentent, mais les accueille en son sein (1 Jean 1:9 et 2 Chroniques 7:14).

Le Père Janvier Gbénou avait donc raison de m’écrire : « Je prie beaucoup pour les francs-maçons car je les aime tous du fond de mon cœur et je souffre de les voir sur un chemin qui ne conduit pas à Dieu. »
Voici ce qu’en dit le Père Claude Marie Zra-bi Songoné, prêtre au Diocèse de Daloa en Côte d’Ivoire et l’un des fondateurs de l’association catholique Témoins de l’Espérance : « Il nous appartient d’être lucides, de ne pas haïr et rejeter les francs-maçons dirigeants de ce monde. Ils ont besoin de secours et de prière aussi. Ils n’ont pas tous mauvais cœur. C’est innocemment que certains se retrouvent dans ce système… D’autres, par contrainte aussi. Ne nous lassons pas de prier pour leur conversion. » Il nous invite à dire cette prière qui fut publiée le 16 août 1898, sur ordre du pape Léon XIII, suite à une vision :
« Seigneur Jésus-Christ, qui vous plaisez à faire éclater votre toute-puissance principalement en pardonnant aux pécheurs; vous qui avez dit: Priez pour ceux qui vous persécutent et vous calomnient, nous implorons la clémence de votre Cœur sacré pour les âmes créées à l’image de Dieu, qui ont été misérablement trompées par les séductions perfides de la franc-maçonnerie, et se précipitent dans la voie de leur perte éternelle.
« Ne permettez pas, nous vous en conjurons, que l’Église, votre sainte Épouse, soit opprimée par eux plus longtemps. Mais, apaisé par l’intercession de la bienheureuse Vierge Marie, votre Mère, et par les prières des justes, daignez vous souvenir de votre infinie miséricorde.
« Oubliez leur perversité et faites que, revenant à vous, ils consolent l’Église par une éclatante pénitence, qu’ils réparent leurs crimes et obtiennent la gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »
« Prière au Sacré-Cœur pour la conversion des francs-maçons ».
Indulgence de cent jours une fois par jour. Léon XIII, 16 août 1898.
Extrait de “Consoliamo il cuore di Gesù!”, du Père G.M. Petazzi (Milan, 1950).
Comme je l’expliquais dans mon précédent article, la franc-maçonnerie est la porte d’entrée vers le luciférianisme et vers des niveaux vraiment supérieurs et inimaginables. La franc-maçonnerie n’est qu’un marchepied pouvant conduire ses membres vers des groupes d’adeptes encore plus ténébreux. On peut penser à ceux qu’on nomme généralement les Illuminatis, ou des groupes qui n’ont même plus besoin de noms pour se reconnaître. Comme je l’ai déjà écrit, il faut écouter les témoignages émouvants de l’ex banquier de la haute finance Ronald Bernard pour prendre conscience de toutes les horreurs qui peuvent se profiler à l’horizon. Les mots que j’ai écrit dans ma correspondance avec le Père Janvier Gbénou ne concernent donc que ceux qui persistent sur cette voie ténébreuse et qui nient donc la seule Vérité qui soit. C’est pourquoi j’ai abordé le concept du péché impardonnable, principalement par les mots de Jésus-Christ, comme indiqué dans les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc.
La franc-maçonnerie a conspiré de tout temps contre l’Église catholique. L’abbé J.-Antoine Huot rapporte qu’au Congrès Maçonnique qui s’ouvrit à Naples le 8 décembre 1869, une déclaration, adoptée par acclamation et contresignée par le Président, portait ce qui suit : « En ce qui concerne la question philosophique et religieuse, considérant que l’idée de Dieu est la source et le soutient de tout despotisme et de toute iniquité, considérant que la religion catholique est la plus complète et la plus terrible personnification de cette idée, que l’ensemble de ses dogmes est la négation même de la société, les libres-penseurs assument l’obligation de travailler à l’abolition prompte et radicale du catholicisme, par son anéantissement, par tous les moyens, y compris la force révolutionnaire. » L’esprit de la Maçonnerie s’est trouvé tout entier condensé, à la fin du dix-huitième siècle, dans la secte des Illuminés, fondée par Weishaupt à Ingoldstadt en 1776. Cette secte avait alors la direction de toutes les loges de l’Europe continentale. [Lire : “Le fléau maçonnique”. Imprimatur: L-N Bégin, archevêque de Québec.]
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En tant qu’auteur et chroniqueur indépendant, Guy Boulianne est membre du réseau d’auteurs et d’éditeurs AuthorsDen et de la Nonfiction Authors Association (NFAA) aux États-Unis. Il adhère à la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la Fédération internationale des journalistes (FJI).



