L’artiste engagée, Marie Dernoncourt, a mis en musique et en chanson mon poème « Préface aux dirigeants », publié en 1987 à l’âge de 24 ans

Je suis très heureux de vous annoncer que l’artiste engagée, libre et indépendante, Marie Dernoncourt, a mis en musique et en chanson mon poème “Préface aux dirigeants”, qui fut publié une première fois en 1987 dans mon recueil intitulé “La bataille des saints”. Marie Dernoncourt est auteure-compositrice, vidéaste et créatrice d’univers. Elle est aussi art-thérapeute et critique d’art, « témoin du lien sacré entre la main, la toile… et l’âme ». Depuis mon nouveau départ dans le domaine des arts visuels, elle publie régulièrement des commentaires sensibles et ressentis à propos de mes œuvres qui sont exposées dans la galerie virtuelle Artmajeur. Marie Dernoncourt est française, originaire des montagnes, profondément attachée à la nature et à la simplicité. Elle habite actuellement en Belgique. Elle écrit, compose et réalise ses propres montages vidéo que vous pouvez regarder sur la plateforme Youtube. Elle s’exprime en toute liberté, avec passion et conscience. Récemment, elle m’envoya une suite poétique, en écho à mon poème “Préface aux dirigeants” :

Ils ont menti si fort que les pierres en saignent,
Et l’arbre ne fleurit que d’un silence épuisé.

Mais sous la cendre amère, la Terre encore enseigne :
C’est l’amour qui guérit, non le sabre dressé.

Nous, les enfants du vide, portons la mémoire
Des femmes sans tombeaux, des peuples en exil.

Le vent nous a rendus plus clairs que leur histoire,
Et nos voix sont plus fortes que tous leurs fusils.

Car un chant doux s’élève au cœur des décombres —
Celui d’un monde neuf, né des ventres de l’ombre.

Art-thérapeute, Marie Dernoncourt a consacré ces derniers mois à porter la voix de ceux qu’on oublie : nos anciens. Elle recherche actuellement des chanteurs, des chanteuses et des musiciens « pour créer ensemble, vibrer ensemble ». Elle m’écrivait par messagerie : « Nous vivons dans un monde sans terre et sans lien. Un monde où l’on ne prend plus soin des uns et des autres. Un monde où les plus fragiles sont relégués à l’oubli. Et je me demande parfois : la terre serait-elle devenue un mouroir ? » C’est donc un véritable honneur qu’elle ait mis en musique et en chant mon poème “Préface aux dirigeants”, ce qui signifie pour moi une longévité et une pérennité à travers le temps, quarante ans plus tard. Comme j’écrivais à Marie : « Ce poème, cette chanson et cette vidéo sont un avertissement ultime, un hymne qui devrait être chanté partout et diffusé sur toutes les plateformes. Vous et moi avons formé un duo inspiré. Je vous remercie encore une fois infiniment pour cette superbe musique et votre chant. »

Mon poème “Préface aux dirigeants” que j’ai écrit dans ma jeune vingtaine est l’une de mes œuvres charnières en poésie… un classique en quelque sorte. En 2005, M. Réginald Hamel l’a fait figurer dans la seconde édition du “Dictionnaire des poètes d’ici de 1606 à nos jours”, un ouvrage de 1360 pages qui fut publié par la célèbre maison d’édition Guérin, au Québec. En 2009, le poème fut publié par l’association française Les Dossiers d’Aquitaine dans l’anthologie “Poésie du Rêve. Rêves de Poésie”, côtoyant plus de 150 auteurs différents, dont Francine Minville, François Drolet, René Bonnet de Murlive, Jean Gualbert, Viviane Papillon, Nicole Ostrowska et Marie-Pierre Verjat-Droit. Un an plus tard, mon poème remporta le Diplôme d’honneur de la francophonie au “Concours Europoésie UNICEF 2010”, en France. La remise des prix au profit de l’UNICEF eut lieu le jeudi 9 décembre 2010, à la Mairie du 12ème arrondissement de Paris, avec le représentant du Comité de Paris de l’UNICEF Daniel Lebidois (Bulletin N° 67). Mon poème “La nuit rallumée” fut par la suite publié dans l’anthologie “Europoésie – Année 2010”.



Préface aux dirigeants

La femme créa l’homme et l’homme devint mensonge ;
Ce qu’il fit à la terre, je n’ose point le dire
Car je sais qu’en vous se traîne un long souvenir,
Une plaie couverte par ce fameux mensonge.

Hypocrites rêveurs qui, d’un repos sordide,
Amassez plus d’argent dans vos nombreux tiroirs,
Que l’amour nécessaire à ces grands yeux humides
Qui plongent leur regard dans les abîmes noirs.

Chacun semble d’accord, il faut cesser la guerre,
Mais qui de vous ira brandir son drapeau blanc ?
Le prince ou le roi, la reine d’Angleterre,
ou bien vous messieurs, honorables présidents ?

Je sais bien, pauvres gens, mes paroles futiles,
Vous fermez ce livre que personne ne lira.
Toujours pour conserver votre peuple débile,
Semblable à l’armée, vous le menez au combat.

Vous n’avez que rancœur, imbéciles vivants !
Vos mères et vos épouses sont plus fortes que vous
Et pleines de pitié pour ces pauvres amants,
Elles vous donnèrent vie, vous placèrent debout.

Maintenant que le regret habite nos têtes
Le vent souffle sa mort sur nos corps embaumés,
Le monde, je l’espère, reprendra de sa fête
Lorsque vous, bons messieurs, serez bien enterrés.

La Bataille des Saints © Copyright Guy Boulianne, 1987


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En tant qu’auteur et chroniqueur indépendant, Guy Boulianne est membre du réseau d’auteurs et d’éditeurs AuthorsDen et de la Nonfiction Authors Association (NFAA) aux États-Unis. Il adhère à la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la Fédération internationale des journalistes (FJI).

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François Carrier

Beau texte et superbe interprétation.

Marie Dernoncourt

Merci beaucoup François,
Votre message fait plaisir à lire.
C’est toujours précieux de sentir que le texte et l’interprétation ont touché.

Avec reconnaissance,
Marie Dernoncourt

Marie A.

Tout simplement magnifique! Je n’ai pas de mot… J’ai réussi à rechanter avec vous Madame Dernoncourt… Moi qui ai perdu toute joie de fredonner, de chanter depuis le cococircus… Je m’étais éteinte de tristesse… Et là je me suis surprise avec votre superbe musique et voix et le tout aussi magnifique poème de M. Boulianne tellement vraie et émouvant, à chanter! En accord avec le commentaire de Mme Minville… « Une belle symbiose…! » Merci à vous deux!

Marie Dernoncourt

Chère Marie A.,

Votre message est un souffle d’âme.

Savoir que cette modeste interprétation a rallumé en vous la flamme du chant me touche infiniment. C’est pour cela que l’on crée : pour tendre un fil invisible entre les silences, pour réveiller les voix assoupies, pour que les cœurs séparés par la douleur se retrouvent dans la musique.

La poésie de Guy Boulianne est une épée de vérité, et si ma voix a su l’épouser pour en faire vibrer les fibres sensibles, alors je rends grâce à cette mystérieuse alchimie.

Merci d’avoir écouté, ressenti, chanté avec nous.
Merci pour votre propre voix retrouvée.

Dans la beauté du verbe et la sincérité des cœurs,
Marie Dernoncourt — Artiste libre

Francine Minville

Cette symbiose entre les paroles de Guy, la voix et la musique de Marie et les images qui les accompagnent, sont d’une lucidité frappante.

Bravo à vous deux pour cet éveil!

« Lorsque tous ici-bas auront le courage de retirer leurs œillères pour voir ce monde réel, certes, ce sera d’une tristesse absolue, mais cette clairvoyance est fondamentale! »

Marie Dernoncourt

Chère Francine,

Vous avez mis des mots d’une grande justesse.
Retirer les œillères, comme vous l’écrivez, c’est difficile mais essentiel…
Et si nos voix, nos images et nos mots peuvent y contribuer, alors c’est déjà beaucoup.

Merci pour ce regard clair.

Marie Dernoncourt, artiste libre et engagée

Marie Dernoncourt

« La femme créa l’homme, et l’homme devint mensonge »

Ce vers n’est pas un simple mot. C’est le fruit d’une longue lucidité,
quarante années d’écriture, de veille, de courage, portées par la plume de Guy Boulianne.

Cette œuvre est le cri d’un homme qui a vu, qui a compris, et qui ose dire.
Elle ne suit aucune mode.
Elle vient d’un lieu plus ancien, plus profond.

La femme, ici, est le féminin sacré,
le miroir du monde,
la source de la lumière et la gardienne du souffle.
Elle tend la vie. Elle n’impose rien. Elle soutient tout.

L’homme, né de cette lumière, s’éloigne.
Dans son oubli, il devient force, puis domination, puis mensonge.

Pas un mensonge banal —
mais un mensonge inscrit dans les structures, dans les récits, dans la forme même du monde.

Et ce ne sont jamais ceux qui commandent qui tombent.
Ce sont les peuples, les enfants des mères, qu’on envoie dans la poussière.

Cette œuvre n’accuse pas.
Elle révèle la fracture, avec justesse.

Elle parle au cœur de l’humanité :
à ce qui se souvient encore,
à ce qui cherche à guérir,
à ce qui refuse de continuer à oublier.

Après quarante années d’écriture, Guy Boulianne ne donne pas une réponse.
Il tend un miroir.

Et ce miroir nous regarde.

Merci Guy pour cette œuvre forte, libre, sacrée.
Une parole forgée dans le temps,
et offerte à ce monde qui en a plus que jamais besoin.

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