Nous connaissons tous Jeffrey Epstein, ce financier américain, agresseur sexuel d’enfants, violeur en série et trafiquant d’êtres humains. Celui-ci a débuté sa carrière professionnelle comme enseignant, embauché sans diplôme à la Dalton School. Après son renvoi en 1976, il s’est orienté vers le secteur bancaire et financier, occupant divers postes chez Bear Stearns avant de fonder sa propre entreprise. Epstein a cultivé un cercle social huppé et a bâti une grande partie de sa fortune en fournissant des services fiscaux et successoraux à des milliardaires. Il s’est procuré des adolescentes et de jeunes femmes mineures, qui ont affirmé avoir été victimes de viols répétés de sa part et de celle de certains de ses associés. Le décès d’Epstein ayant empêché toute poursuite pénale à son encontre, un juge a rejeté toutes les charges le 29 août 2019. Epstein était associé depuis des décennies à Ghislaine Maxwell, qui recrutait de jeunes filles pour lui, ce qui a conduit à sa condamnation en 2021 par la justice fédérale américaine pour trafic sexuel et complot, pour l’avoir aidé à se procurer des filles, dont une de 14 ans, à des fins d’abus sexuels et de prostitution.
Epstein a cultivé un vaste cercle social composé de personnalités influentes, notamment des hommes d’affaires, des membres de la royauté, des politiciens et des universitaires. Ses amitiés avec des personnalités publiques telles que Donald Trump, Andrew Mountbatten-Windsor (ancien prince Andrew), Bill Clinton, Mette-Marit, princesse héritière de Norvège, et d’autres, ont suscité la controverse. Les dossiers Epstein, rendus publics en vertu de la loi sur la transparence des dossiers Epstein, ont révélé qu’il entretenait des liens avec de nombreuses personnalités importantes.
Le 5 septembre 2019, le corps de Jeffrey Epstein a été inhumé dans un caveau anonyme, à côté de ceux de ses parents, au cimetière Star of David de Palm Beach, en Floride. Les noms de ses parents ont également été retirés de leur caveau afin de prévenir tout acte de vandalisme.
Ce que l’on sait moins, c’est qu’Epstein provenait d’une longue lignée de rabbins ashkénazes kabbalistes. En effet, selon le site web House of Names, le nom de famille Epstein (également Eppstein ou Epshtein) est l’un des plus anciens noms de famille juifs, attesté dans des documents dès 1392. Dans la plupart des cas, Epstein est un nom de lieu, dérivé de l’une des villes suivantes : Eppstein en Bavière, Eppstein en Hesse ou Ebstein en Styrie (Autriche). Les Ebstein de Styrie descendent de la famille Benveniste, expulsée d’Espagne en 1492. Certains membres de cette famille conservèrent leur nom et s’installèrent en Turquie, tandis que l’autre branche, composée de Lévites, s’établit à Ebstein, en Styrie.
Parmi les membres les plus éminents du clan Epstein, on peut citer :
Rabbin Yehiel Michel ben Avraham Epstein, écrivain et éthicien sabbatéen ayant vécu au XVIIe siècle. Se présentant comme un juif ashkénaze, il était le gendre d’un certain juge rabbinique nommé « Yom-Tov Oppenheim ». Jacob Emden fit connaître la nature sabbatéenne de son livre, Kitzur Shelah, dans Torat Kinna’ot (1752) et les références explicites à Sabbatai Zevi ont été supprimées des éditions ultérieures.
Rabbin Aryeh Leib Epstein (1708-1775), auteur d’Or ha-Shanim, sur les 613 commandements. Des annotations de lui et de son fils Abraham Meïr Epstein figurent dans certaines éditions tardives du Talmud de Babylone.
Rabbin Kalonymus Kalman Halevi Epstein (1753-1825), kabbaliste et un leader du mouvement hassidique. Certains chefs hassidiques considèrent son livre, Maor Vashemesh, comme le “Shoulkhan Aroukh” du hassidisme.
Rabbin Yitzchak Eizik Halevi Epstein (1770-1857), érudit et figure majeure du mouvement hassidique Chabad. Il marqua les trois premières générations du mouvement. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la philosophie Chabad, dont Sh’tei HaMeorot et Chanah Ariel.
Rabbin echiel Michel ha-Levi Epstein (1829–1908), autorité reconnue en matière de Halakha. Son œuvre majeure, Aroukh HaShoulkhan, est un code de Halakha retraçant l’origine de chaque loi et coutume, clarifiant les opinions des Rishonim et aboutissant à une psak (décision), souvent soutenue par (et parfois en désaccord avec) les Aharonim. Considéré par certains comme la reformulation moderne la plus complète, fondatrice et originale de la loi juive depuis Maïmonide.
Rabbin Mendel Epstein, kidnappeur américain, également connu sous le nom de « Le Parrain Prod ». Il fonda le réseau de coercition au divorce de New York, un groupe juif Haredi qui kidnappait, et parfois torturait, des hommes juifs de la région métropolitaine de New York pour les contraindre à accorder à leurs épouses un divorce religieux (gittin). Le FBI a démantelé le groupe après une opération d’infiltration menée en octobre 2013. Cette opération a abouti à la poursuite de quatre hommes. En 2015, le rabbin Epstein fut condamné à 10 ans de prison suivis de cinq ans de « liberté surveillée ».


Jeffrey Epstein n’était pas lui-même un rabbin, mais il était assurément un talmudiste babylonien. En effet, on l’aperçoit sur des photographies ayant en sa possession les volumes du Talmud de Babylone. Epstein semble avoir conservé les pratiques et croyances frankistes qui sont les plus extrêmes de toutes. Dans son livre “The Messianic Idea in Judaism” (Mitsvah ha-Ba’ah ba-Averah) le philosophe et historien israélien Gershom Scholem a montré que les frankistes enseignaient en secret l’inversion totale de toutes les valeurs morales, notamment le mensonge, le vol, le meurtre, les orgies ritualisées, les actes incestueux — en particulier entre pères et filles — et la violation délibérée des lois morales juives, qu’ils prêchaient comme nécessaires pour hâter une rédemption messianique en embrassant « l’abîme » du péché. C’est le concept de la Rédemption par le péché. Le frankisme est une branche du sabbataïsme. On peut trouver des traces de descendants de Frankistes jusqu’à nos jours.
Le Talmud (« étude » ou « apprentissage ») est le texte central du judaïsme rabbinique et n’est devancé en autorité que par la Bible hébraïque (Tanakh), dont les cinq premiers livres forment la Torah. Il constitue une source primordiale de la loi juive (הֲלָכָה, Halakha) et de la théologie juive. Il comprend la partie de la Torah orale compilée dans la Mishna et ses commentaires, la Guemara. Il consigne les enseignements, les opinions et les divergences d’opinions de milliers de rabbins et d’érudits de la Torah — collectivement appelés Chazal — sur divers sujets, dont la Halakha, l’éthique juive, la philosophie, les coutumes, l’histoire et le folklore. Une grande partie de la société israélienne bénéficie d’exemptions militaires pour son étude. Plusieurs personnes, comme Amira Dalton aux États-Unis, affirment que certains écrits du Talmud justifient des actes allant de la bestialité à la pédophilie. C’est ce qu’on lit aussi sur la plateforme turque, Ne Kadar Oldu : « Le Talmud juif, écrit par des rabbins, contient de nombreux passages controversés qui légitiment la pédophilie, la neurophilie, le viol, le génocide et la supériorité raciale. » Ces personnes citent des extraits du Talmud qui sont, semble-t-il, souvent erronés. Voici quelques explications de l’organisation Gnasher Jew :
Avoda Zara 36b : « Les filles « Goy » sont dans un état de niddah (impureté) dès la naissance. »
Le mot « niddah » ne signifie pas impureté, mais « séparation ». Il désigne la période pendant laquelle un mari et une femme doivent se séparer durant les menstruations de l’épouse. À l’époque hasmonéenne, il y a plus de 2 000 ans, ce terme s’appliquait à toutes les femmes non juives afin de dissuader les hommes juifs d’épouser des femmes hors de la religion, puisqu’ils ne pourraient jamais avoir de relations sexuelles avec elles.
Gad Shas 2:2 : « Un Juif peut violer une fille non juive, mais il ne peut pas l’épouser. »
Non seulement cette citation n’apparaît jamais dans le Talmud, mais le livre lui-même n’y figure pas. Ce sont deux pures inventions. Le Talmud affirme cependant que le viol de toute personne, quelle que soit sa religion, est contraire à la loi juive.
Sanhédrin 54b : « Un Juif peut avoir des relations sexuelles avec un enfant tant que celui-ci a moins de neuf ans. »
Dans le traité Sanhédrin 54b, une discussion porte sur les actes sexuels interdits, notamment l’homosexualité. Au IIIe siècle, à une époque où l’âge du consentement dans la tradition romaine pouvait être abaissé à sept ans, les rabbins Rav et Samuel ont tenu un débat hypothétique : si un enfant de moins de neuf ans sodomisait un homme, enfreindrait-il la loi juive, étant donné que, légalement, les enfants sont trop jeunes pour avoir des relations sexuelles ? Tous deux ont convenu que les relations sexuelles avec un enfant étaient totalement interdites et les peines pour un tel crime ont été discutées. Les relations sexuelles avec un enfant sont interdites dans tout le Talmud.
Yevamot 98a : « Tous les enfants des Goyim sont des animaux. »
Le Talmud ne compare jamais les non-Juifs à des animaux. Le chapitre aborde le mariage des convertis et utilise une métaphore pour décrire les Égyptiens de l’époque d’Ézéchiel comme ayant une vie sexuelle débridée, à l’instar des animaux qui s’accouplent avec d’autres animaux.
Tosafot Jebamoth 84b : « Manger avec un Goy, c’est comme manger avec un chien. »
Les Tossafot ont été écrites entre le XIe et le XVe siècle et ne font pas partie du Talmud. Quoi qu’il en soit, ni le Talmud ni les Tossafot ne contiennent la moindre mention du fait de manger avec des non-Juifs. Cette citation est une pure invention.
Par contre, on ne peut pas nier la véracité de Niddah 45a qui stipule qu’« une fille de deux ans et un jour peut être fiancée par relations sexuelles. » Quoi qu’il en soit, la confusion et l’interprétation suggestive de ces textes donneront aux psychopathes toutes les justifications nécessaires pour accomplir leurs crimes crapuleux. C’est ce qui advint avec le crypto-Juif Jeffrey Epstein, agissant comme un successeur de ces sabbatéens et de ces frankistes, c’est-à-dire « en inversant toutes les valeurs morales, soit par le mensonge, le vol, le meurtre, les orgies ritualisées et la violation délibérée des lois morales juives. »
Nous lisons dans The New Christian Right : « Le Talmud n’a pas poussé Jeffrey Epstein à abuser de jeunes filles. Le judaïsme rabbinique ne l’a pas contraint à se livrer au trafic d’êtres humains. Les textes religieux ne créent pas mécaniquement des prédateurs. La Bible n’a pas incité Jim Jones à empoisonner ses fidèles. Le christianisme n’a pas engendré les abus du clergé. L’islam n’invente pas tous les criminels musulmans. Affirmer le contraire serait malhonnête et irresponsable. Cependant, le contexte n’épuise pas la question morale. Un texte peut être situé historiquement tout en ayant des implications actuelles. Une distinction juridique peut être juridictionnelle et influencer la manière dont les lecteurs conçoivent la valeur humaine. Une métaphore peut être symbolique tout en renforçant la hiérarchie. » Le texte poursuit plus loin : « Le problème crucial, dans cette affaire, n’est pas la manière dont les rabbins modernes expliquent le Talmud à des fidèles bien intentionnés. Le problème, c’est comment un homme comme Jeffrey Epstein, déjà enclin à la domination, au pouvoir et à la déshumanisation, a pu découvrir et interpréter ces textes. » ◾
« Les crimes d’Epstein ne trouvent pas leur origine dans la théologie talmudique. Ils sont le fruit de l’orgueil, du narcissisme et d’instincts prédateurs. Or, les individus prédateurs cherchent toujours à se justifier moralement, et le Talmud leur en offre une justification abondante. C’est un livre écrit pour les sociopathes. »
— The New Christian Right, 5 février 2026
➽ EPSTEIN ou EPPSTEIN – La lignée ashkénaze et kabbaliste
➦ The Jewish encyclopedia, Vol 5, 1901, pp. 195-198
Le nom de famille « Eppstein » est l’un des plus anciens noms de famille juifs des pays slaves. Nathan ha-Levi Eppstein et Solomon b. Jacob ha-Levi Eppstein sont mentionnés dans les responsa (n° 37) de Rabbi Moses Minz, vers le milieu du XVe siècle. Meïr b. Jacob ha-Levi Eppstein était imprimeur à Prague en 1522. Meïr Eppstein était un membre important de la communauté de cette ville en 1601 ; et Samuel b. Judah ha-Levi Eppstein, disciple de Mordecai Joffe (Lebush), y prospéra vers 1615. En 1635, Abraham b. Meïr ha-Levi Eppstein, descendant du Rabbi Nathan susmentionné, était rabbin de Brest-Litovsk (voir « Keneset Yisrael » pour 5648, « Liḳ-Ḳuṭim », p. 43). Jacob ha-Levi Eppstein, originaire de Kremenetz (Volhynie), fut rabbin de Friedberg de 1669 à 1681 (voir « Jahrb. » de Brüll, vol. VII, p. 46). Le cabaliste Israel Joffe de Sklov mentionne parmi ses amis de jeunesse un certain Aryeh Löb Epstein, ce qui le situe vers la fin du XVIIe siècle (voir « Ha-Shaḥar », vol. VI, p. 229). Michael b. Abraham ha-Levi Epstein vécut en Moravie de 1670 à 1680 ; un autre Michael ha-Levi Eppstein en 1699 ; et un Judah ha-Levi Eppstein en 1690 (Mordecai Rothenberg, Responsa, n° 14). Un Joseph b. Wolf ha-Levi Epstein de Konitz est mentionné dans la préface d’« Iggeret Musar » (1713).
Au début du XVIIIe siècle, Mordecai ha-Levi Epstein, arrière-petit-fils de Rabbi Abraham de Brest-Litovsk, était l’un des chefs de la communauté juive de Grodno. L’un de ses fils, Zebi Hirsch Epstein, décédé en 1772, y exerça également une fonction importante. Son autre fils, Aryeh Löb Epstein, auteur de « Ha-Pardes », fut rabbin de Königsberg. Un descendant de ce dernier, dans sa biographie du rabbin de Königsberg, a rassemblé de nombreux éléments pour retracer l’histoire de la famille, et c’est à partir de ces informations que l’arbre généalogique ci-joint peut être établi.
Le nombre de familles portant le nom d’« Epstein » est très important. On en compte plus de deux cents dans l’annuaire de New York (Manhattan), et un nombre proportionnel dans toutes les grandes et petites villes des États-Unis où vivent des Juifs. De ce fait, le nombre de membres des familles Epstein dans le seul Nouveau Monde dépasse largement la population cumulée des deux petites villes nommées “Eppstein”, l’une en Bavière et l’autre en Hesse-Nassau, d’où elles seraient originaires. Il est certain que de nombreuses familles ont adopté le nom d’« Epstein » ultérieurement, tandis que chez d’autres, le nom a évolué en “Ebstein”, “Eppenstein” ou sous des formes similaires.
Le nombre d’Epstein ayant acquis une notoriété considérable est également important. Parmi ceux qui méritent d’être mentionnés, citons : Jehiel Michael Epstein, auteur de “Darke ha-Ḥeshbon”, Wilna, 1836 ; et Isaac Baer Epstein, auteur de “Yesode ha-Dat ha-Yisraelit”, une adaptation du “Kurzgefasster Katechismus” de Philippson, Königsberg, 1849. Les Epstein les plus importants sont traités dans des articles distincts ci-dessous.
Abraham Epstein
Érudit rabbinique russo-autrichien, né à Staro Constantinov (Volhynie) le 19 décembre 1841, Epstein étudia avec assiduité les œuvres de Levinsohn, Krochmal et S.D. Luzzatto. Lors de son premier voyage en Europe occidentale en 1861, il fit la connaissance de Rapoport, Frankel et Michael Sachs. Après la mort de son père en 1874 (voir sa biographie dans « Ha-Shaḥar », vol. VI, p. 699-708), Epstein prit en charge ses importants intérêts commerciaux, mais se désengagea progressivement de toutes ses affaires. À partir de 1884, il consacra l’essentiel de son temps aux voyages et à l’étude. Il s’établit à Vienne en 1876 et obtint la nationalité autrichienne. Il possédait une vaste bibliothèque renfermant de nombreux manuscrits précieux.
Epstein est l’auteur du « Ḳadmut ha-Tanḥuma », une recension de l’édition du Midrash Tanḥuma par Buber (Presburg, 1886), et du « Mi-Ḳadmoniyyot ha-Yehudim », qui contient (1) des traités sur la chronologie et l’archéologie juives, et (2) une édition révisée et annotée du Midrash Tadshe (Vienne, 1887). Il a également écrit : « Bereschit-Rabbati, Dessen Verhältnisse zu Rabba », etc. (Berlin, 1888) ; « R. Simeon Kara und der Jalkut Schimeoni » (Cracovie, 1891) ; « Eldad ha-Dani », une édition critique, avec variantes issues de divers manuscrits, de l’œuvre bien connue d’Eldad, avec une introduction et des notes (Vienne, 1891). « La Lettre d’Eldad sur les Dix Tribus » (Paris, 1892 ; réimpression de « REJ », vol. XXV) ; « R. Moshe ha-Darshan mi-Narbona » (Vienne, 1891) ; « Dibre Biḳḳoret li-Kebod Rabbi SL Rapoport », défense de Rapoport contre les attaques de IH Weiss (Vienne, 1896) ; « Jụdische Alterthümer in Worms und Speier » (Breslau, 1896 ; réimpression de « Monatsschrift », vol. 40). Il a également écrit de nombreux articles critiques, biographiques, historiques et archéologiques pour la presse périodique juive, notamment pour « Monatsschrift », « Revue des Études Juives » et « Ha-Ḥoḳer », dont certains ont été réédités sous forme de livre.
Alois Epstein
Pédiatre autrichien, né à Kamenitz-an-der-Linde (Bohême) le 1er janvier 1849. Il fit ses études au lycée de Neuhaus et à l’université de Prague, où il obtint son doctorat en médecine en 1873. La même année, il s’installa à Prague comme médecin et devint, en 1880, maître de conférences en pédiatrie. En 1881, il fut nommé médecin-chef de l’hôpital des enfants trouvés et, en 1884, professeur à l’université.
Outre de nombreux essais dans des revues médicales, Epstein a écrit de nombreuses monographies et livres, parmi lesquels on peut citer : “Ueber Blutungen im Frühesten Kindesalter”, Prague, 1876 ; “Ueber das Systolische Schädelgeräusch der Kinder”, ib. 1878 ; “Ueber die Gelbsucht bei Neugeborenen Kindern”, Leipzig, 1880 ; “Studien zur Frage der Findelanstalten”, Prague, 1882 ; “Beitrag zu den Bildungsfehlern des Herzens”, ib. 1886 ; “Ueber das Wesen und die Behandlung der Cholera Infantum”, Berlin, 1890 ; “Ueber Pseudodiphtérite Septhaemischen Ursprungs”, ib. 1894 ; “Vulvite, Vulvovaginite et Autres Inflammations des Organes Génitaux Externes de Petites Filles”, Paris, 1897 ; “Ueber Angina Chronica Leptothricia bei Kindern”, Prague, 1900 ; “Ueber Verdauungsstoerungen im Säuglingsalter”, Stuttgart, 1901.
Epstein est l’un des rédacteurs du « Jahrbuch far Kinderkrankheiten ».
Aryeh (Löb) Epstein b. Mardochée (Ba’alha-Pardes)
Rabbin polonais, né à Grodno en 1708, décédé à Königsberg (Prusse) le 26 juin 1775. Il refusa d’abord la rabbinat, préférant se consacrer entièrement à l’étude ; mais en 1739, la pauvreté le contraignit à accepter le rabbinat de Brestovech (Lituanie), et en 1745, il devint rabbin de Königsberg, où il demeura jusqu’à sa mort. Il correspondait avec Elijah, gaon de Wilna, et avec Jonathan Eybeschütz, avec lequel il prit parti dans la querelle concernant les amulettes.
Il est l’auteur de “Or ha-Shanim”, traité sur les 613 commandements (Francfort-sur-l’Oder, 1754) ; de “Halakah Aḥaronah” et de “Ḳunṭres ha-Ra’yot” (ibid., 1754 ; Königsberg, 1759) ; et du “Sefer ha-Pardes”, en trois parties : (1) sur le Shema et l’observance du sabbat, (2) des sermons, (3) des oraisons funèbres (ibid., 1759). Plusieurs autres ouvrages cabalistiques et halakhiques de sa plume sont mentionnés dans ses propres écrits ou par son biographe. Une prière qu’il composa à l’occasion de la consécration d’une nouvelle synagogue à Königsberg (ibid., 1756) est conservée à la bibliothèque Bodléienne. Des annotations de lui et de son fils Abraham Meïr figurent dans certaines éditions tardives du Talmud de Babylone. Il est appelé “Levin Marcus” dans “Gesch. der Juden in Königsberg” de Solowicz, Posen, 1857.
Jacob Epstein
Banquier et philanthrope polonais, né à Zarki (Pologne) en 1771, décédé à Warmbrunn (Silésie prussienne) le 16 août 1843. Jeune homme, il s’installe à Varsovie où il amasse une fortune considérable et devient une figure marquante de l’ancienne capitale polonaise. Il est le premier Juif de Varsovie à abandonner le traditionnel vêtement juif pour s’habiller, ainsi que sa famille, à l’européenne. Lors de la rébellion de 1830-1831, Epstein prend le parti de ses compatriotes opprimés et sert comme officier dans l’armée insurrectionnelle. Par la suite, il semble avoir pleinement regagné les faveurs du gouvernement russe, comme en témoigne sa nomination comme banquier de la commission du Trésor du royaume de Pologne en 1838.
Epstein fut le fondateur et le président de l’hôpital juif de Varsovie, auquel il consacra des sommes considérables et qu’il hissa à un niveau d’efficacité remarquable. L’empereur Nicolas Ier, lors de sa visite de l’établissement, lui conféra le titre de citoyen d’honneur héréditaire. Le profond respect que lui portait la population chrétienne de Varsovie est illustré par son élection à la commission des œuvres de bienfaisance, composée en grande partie de nobles polonais.
Jehiel N. Epstein
Fils de Rabbi Abraham Segal Epstein, il vécut au milieu du XVIIe siècle. Il est l’auteur du « Ḳiẓẓur Shene Luḥot ha-Berit » (1683), écrit dans le style du « Shene Luḥot ha-Berit » cabalistique. Une seconde édition, enrichie de nombreux ajouts et contenant des extraits d’ouvrages éthiques contemporains, fut publiée quinze ans plus tard à Fürth. On ignore tout de la vie d’Epstein.
Joseph Lazar Epstein
Éducateur et écrivain russe, né en 1821, décédé à Shavli le 19 avril 1885. Il enseigna pendant les vingt-quatre dernières années de sa vie à l’école publique de Shavli. Collaborateur de périodiques hébraïques, il fut le premier à rédiger en hébreu une biographie d’Abraham Lincoln. Cette biographie parut dans “Ha-Karmel” en 1862, n° 34 à 36, sous le titre “Toledot Abraham” (Générations d’Abraham). Il écrivit également une biographie de Manassé ben Israël (d’après Kayserling), publiée dans le même périodique (1863, n° 8 et 9). Sa traduction hébraïque de la vie d’IM Jost par MA Goldschmidt est apparue dans “Oẓar Ḥokmah” de Kohn-Ẓedeḳ, 1865, vol. 3. Epstein était également l’auteur d’une histoire de la Russie, intitulée “Dibre ha-Yamim le-Malke Russya”, accordant une attention particulière à leur influence sur la condition des Juifs (Wilna, 1872).
Le roman d’Epstein, « Miryam ha Ḥashmona’It » (Vilna, 1863), est une traduction de l’allemand de L. Philippson. Son second roman, « Yad la-Zahab » (Varsovie, 1884), fut sa dernière œuvre. Comme la plupart des « maskilim » russes, Epstein vécut et mourut dans la pauvreté, laissant sa famille dans le dénuement.
Josué Ḥayyim b. Mordecai ha-Levi Epstein
Rabbin érudit et travailleur communautaire russe, né à Vilna en 1820 et décédé dans cette même ville le 1er décembre 1900, il était familièrement connu sous le nom de “Reb Joshua Ḥayyim le Sarsur” (intermédiaire financier). Il était l’un des membres les plus populaires et respectés de sa ville natale. Il est l’auteur de “Ḥddushe Ri-YaḤ”, un recueil de nouvelles sur le Midrash Rabbot, et de “Liḳḳuṭte RiYaḤ”, un recueil de textes sur le Talmud, publié à Vilna en 1890 et distribué gratuitement aux érudits les plus démunis. L’ouvrage se termine par trois courts traités de son fils Mordecai, intitulés “Ma’amar Mordekai”.
Julius Epstein
Pianiste autrichien, né à Agram (Croatie) le 7 août 1832, il fut l’élève à Agram du chef de chœur Lichtenegger, puis à Vienne de Rufinatscha (composition) et de Halm (piano). Il fit ses débuts en 1852 et devint rapidement l’un des pianistes et professeurs les plus populaires de Vienne.
De 1867 à 1901, Epstein fut professeur de piano au Conservatoire de Vienne, où Ignaz Brüll, Marcella Sembrich et Gustav Mahler comptaient parmi ses élèves. Epstein a édité “Claviersonaten” de Beethoven ; “Sämmtliche Clavierwerke” de Mendelssohn ; “Kritisch Durchgesehene Gesammtausgabe” de Schubert.
Ses deux filles, Rudolfine (violoncelliste) et Eugénie (violoniste), ont effectué une tournée de concerts en Allemagne et en Autriche durant la saison 1876-1877, qui connut un vif succès. Son fils Richard est professeur de piano au Conservatoire de Vienne.
Sigismond Stefan Epstein (pseudonyme, Schimon Simel)
Écrivain allemand, neveu d’Abraham Epstein, né à Varsovie (Russie) le 12 novembre 1866. Il fit ses études aux lycées de Kiev et de Vienne, puis à l’université de Vienne où il étudia les sciences naturelles. En 1895, il partit pour Berlin où il étudia la physiologie auprès de Du Bois-Reymond à l’Institut polytechnique. Il réside actuellement à Paris (France).
Epstein est l’auteur de “Kabbala und Naturwissenschaft”, 1891 ; “Paul Bourget dans le rôle de Lyriker”, 1893 ; “H. von Helmholtz”, 1895 ; “Émile du Bois-Reymond”, 1896 ; “Maupassant et der Französische Roman der Gegenwart”, 1899 ; “Der Kampf des Menschen Gegen die Natur.” En 1899, Epstein collabore à la publication de “Hundert Jahre in Wort und Bild ; Eine Kulturgeschichte des XIX Jahrhunderts”, Berlin, 1902.
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En tant qu’auteur et chroniqueur indépendant, Guy Boulianne est membre du réseau d’auteurs et d’éditeurs AuthorsDen et de la Nonfiction Authors Association (NFAA) aux États-Unis. Il adhère à la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la Fédération internationale des journalistes (FJI).






