Le 26 mars dernier, je vous annonçais mon intention de revenir à mes racines en me relançant dans la création artistique et picturale, plus particulièrement dans la peinture abstraite, après 40 années d’absence dans ce domaine. En fait, j’en ai un peu marre de sacrifier mes journées à publier des articles socio-politiques, en pensant pouvoir changer quoi que ce soit dans le mode de pensée des gens. Or, il n’en est rien. J’ai publié plus de 402 articles durant la période « covidienne » pour dénoncer les absurdités et les injustices sociales qui étaient si aberrantes. Cela a-t-il changé quelque chose ? Non ! Plus de 85 % de la population québécoise a reçu au moins une dose de la thérapie génique contre la COVID-19, malgré tous les avertissements qui ont été tentés.
C’est la même chose dans le domaine politique. Comme mes lecteurs les plus assidus le savent, je ne suis d’aucun parti politique. On aurait beau me chercher une carte de parti qu’on en trouverait jamais. En fait, je déteste les étiquettes. Suis-je un libertarien, ou bien encore un anarchiste ? Certainement pas. Par contre, je considère que je n’ai besoin de personne pour diriger ma vie. Nous accordons trop d’importance aux politiciens quotidiennement. Si nous arrêtions de parler d’eux dans les médias et les réseaux sociaux, rien ne serait plus pareil du jour au lendemain. On leur accorde définitivement trop d’importance, c’est ce qui leur donne tant de pouvoir. Qu’ils fassent leur travail correctement et qu’ils se taisent. C’est aussi simple que cela. Je suis donc très critique face aux politiciens. Qu’ils s’appellent Netanyahu, Macron, Poutine, Zelensky, Trudeau, Carney, Poilievre, Legault ou St-Pierre Plamondon, peu m’importe… ils nous mènent tout droit dans le mur. Croyez-vous que le Canada sera mieux dirigé par le globaliste Mark Carney ou par le « goy des prairies » Pierre Poilievre ? Je vous pose la question.
- 85% des partisans de Donald Trump disent que protester contre son arrestation est un piège. Le NYPD mobilise 700 flics et érige des barricades
- Appel urgent de Malcolm Nance, ancien officier supérieur de la marine américaine : Trump prévoit d’envahir le Canada et le Groenland
- Cartographie du « Trumpistan » commentée par Joe Massot, Monsieur K. et Gregor Ovitch. « Trust the Plan »… et allez vous perdre dans le « Marais »
- Catherine Austin Fitts a affirmé que Donald Trump a investi 10 milliards de dollars dans un programme visant à dépeupler les États-Unis
Il est vrai que depuis plusieurs semaines je me suis surtout concentré à dénoncer les actions négatives et malsaines du président des États-Unis, Donald Trump. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que celui-ci est notre voisin immédiat et que je le considère comme étant notre ennemi No. 1 de par ses menaces répétées de tarifs douaniers et d’annexion du Canada en tant que 51e État des États-Unis. Il est bon de noter que lorsqu’un individu profère des menaces à mon encontre dans ma propre demeure, il devient automatiquement mon ennemi personnel, et sans aucun autre compromis. Depuis très longtemps les États-Unis et le Canada étaient considérés comme deux pays amis. Mais depuis l’arrivée de Trump, il nous est de plus en plus difficile de traverser la frontière canado-américaine sans être malmenés, arrêtés et mis en détention sans aucune raison apparente.
Je suis plutôt d’accord avec Bertholde lorsqu’il dit dans sa vidéo : « C’est incroyable de voir l’espèce de persistance dans l’erreur de gens lorsqu’ils défendent Trump. Trump qui est allé dire que le français nuit à l’économie des États-Unis. Puis là, il est rendu l’ennemi du français, il veut détruire le français au Québec. Ce gars est une vidange totale, c’est une merde intégrale totale, c’est un fond de poubelle total. Il n’y a rien à faire avec un cave de même. Ce bonhomme est tellement stupide. C’est vraiment un imbécile. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? » C’est aussi le journaliste Derrick Broze qui a raison lorsqu’il explique parfaitement comment les partisans de Trump participent inconsciemment à la mise en place du monde voulu par le Forum Économique Mondial, tout en étant persuadés d’y résister.
« Après le dévouement à de justes causes et le combat politique et informationnel, on réalise qu’il est important de se ressourcer au cœur de nos talents naturels ! » ― Patrice-Hans Perrier, le 4 avril 2025


Comme je l’ai écrit dans mon article précédent, au cours de ma vie je n’ai pas seulement rédigé des articles comme je le fais depuis quelques années. Mon spectre d’activité est beaucoup plus large. En fait, je proviens du milieu artistique et culturel. De 1984 à 1988, j’ai co-dirigé les galeries d’art Frère Jérôme et Lézart, à Montréal. Par la suite j’ai ouvert ma propre galerie d’art, Imagine, située sur le boulevard Saint-Laurent, toujours à Montréal. J’ai créé plusieurs dizaines de tableaux qui ont tous été, soit vendus, soit donnés pour un pichet de bière ou un bon repas. Après avoir fermé la galerie Imagine en 1990, je me suis consacré à plusieurs autres activités culturelles, tout en laissant tomber la peinture.
J’ai longtemps cherché à savoir si mes anciens compagnons d’armes tels que Cécilia Buonocore, Danielle Auprix, Kathy Gauthier, Raymonde Lacasse, Audette Lemieux (Hildegarde), Jacinto Daponte et Eric Narboni avaient poursuivi leurs carrières d’artiste tout en espérant entrer en contact avec eux, mais sans aucun succès. C’est comme si les galeries d’art Frère Jérôme, Lézart et Imagine n’avaient été que des chapitres éphémères dans l’histoire culturelle québécoise. Suite à mon article du 26 mars dernier, j’ai décidé de faire une nouvelle recherche à propos de mon ancien collègue en peinture, Daniel T. Tremblay. Et quelle ne fut ma surprise de trouver des informations récentes le concernant, dont un long métrage documentaire. Je me suis donc empressé de communiquer avec lui de la façon suivante :
La seule photo que j’avais de Daniel T. Tremblay lors du lancement de mon deuxième recueil de poésie intitulé “La bataille des saints”, en 1987.
Cher Daniel,
Plus de 40 ans sont passés depuis que l’on s’est vus. J’ai regardé tes deux documentaires “La magie de Daniel T.” et “Tout est de l’art : Dialogue intergénérationnel sur l’art”. BRAVO ! Je constate que tu n’as jamais arrêté de peindre. Tu es toujours aussi passionné. C’est une constance qui permet d’affirmer sans l’ombre d’un doute que tu es un véritable artiste.
Pour ma part, je me suis surtout concentré sur l’édition et l’écriture. Je n’ai jamais arrêté non plus. Je nous considère comme les deux seuls « survivants » des galeries d’art Frère Jérôme et Lézart. J’ai beau chercher mais je ne trouve aucune information récentes sur d’autres de nos compagnons d’arme de l’époque, comme Cécilia Buonocore, Danielle Auprix, Kathy Gauthier, Raymonde Lacasse, Eric Narboni et Hildegarde.
J’ai publié plus de 1 482 articles sur mon site internet, tous aussi diversifiés les uns que les autres, et je viens d’annoncer que je prévois de faire un retour aux sources et de revenir à mes racines artistiques. Je créerai donc une première série de tableaux afin d’inaugurer mon retour dans le monde des arts visuels. Tu peux consulter cet article dans lequel je te cite.
Je vais très prochainement publier un article à ton sujet sur mon site internet, en partageant des publications du journaliste Daniel Côté (puisque je n’ai pas à réinventer la roue). Ce sera très intéressant de te faire connaître à mon lectorat.
J’espère bien recevoir de tes nouvelles. N’hésite pas à m’écrire.
Ton ami,
GUY BOULIANNE
J’ai reçu cette réponse de Daniel deux jours plus tard : « Hé bien, avec le nombre d’articles que tu as publié on peut dire que tu n’as pas chômé. Bravo. Content d’avoir de tes nouvelles. J’ai failli ne jamais avoir connaissance de ton courriel. J’allais flusher [jeter] mes indésirables. Je me suis dit que je devrais regarder avant de les faire disparaitre et j’ai vu ton nom. Je me suis empressé de te lire et j’en suis très content. Je vais aller voir ton site sans faute et on va se tenir informer. Merci de ton intérêt pour mon travail. »
Daniel T. Tremblay a commencé à nous côtoyer en 1985 alors que je m’occupais de la galerie Frère Jérôme avec l’artiste peintre Pierre Corbin. Né à Chicoutimi en 1956, le goût de Daniel pour la peinture est inné, antérieur à toute formation ou instruction. Fasciné par le beau, épris de liberté, c’est au cours de nombreux voyages, qui l’amèneront du Canada (Ouest canadien, Arctique) aux pays de l’Europe de l’Ouest et de la Méditerranée, qu’il assume en autodidacte, sa formation à la peinture. Il voit ce que d’autres ne voient pas, imagine ainsi la réalité. C’est dans les grands musées que se produit la gestation de son art de communiquer ce qu’il voit et ce qu’il ressent : Van Gogh à Amsterdam, les impressionnistes à Paris, la FLAC à Bâle, Picasso à Barcelone, etc. Depuis 1985, il a exposé dans plusieurs galeries de Montréal et Chicoutimi. Ils s’est aussi prêté à de nombreuses performances publiques (peinture en direct). Si d’autres atteignent la perfection dans le conforme, lui, c’est dans l’insolite qu’il produit la plus vive émotion. Son art est vivant, son mouvement impulsif et heureux.
Je souhaite maintenant vous faire découvrir le travail de Daniel T. Tremblay en partageant avec vous deux articles de Daniel Côté, journaliste aux arts et éditorialiste au journal Le Quotidien.
« Les Arts, ça sert aussi à nous reposer d’un monde rationnel, parce que l’on est dans le rationnel pas à peu près. La science, les lois, les gouvernements, tout ça nous accapare, ça nous influence, ça nous dérange aussi. » ― Daniel T. Tremblay, artiste peintre
➽ Un joyau méconnu : La magie de Daniel T.
➦ Par Daniel Côté, le 27 décembre 2019
L’un des plus beaux films tournés en 2019 est un long métrage documentaire intitulé “La magie de Daniel T.”. Il n’a été projeté qu’une fois, le 4 octobre 2019, alors que 200 personnes l’ont vu à la Salle François-Brassard de Jonquière (au Québec). Ce portrait du peintre chicoutimien Daniel T. Tremblay, réalisé par Nicolas de la Sablonnière, alias Delasablo, mériterait toutefois une plus large diffusion. C’est ce qu’on lui souhaite.
Pendant deux ans, le cinéaste a filmé des scènes de la vie de Daniel T. Tremblay afin de montrer pourquoi il continue de se vouer à son art, envers et contre tout. Ni les ennuis de santé qui l’ont amené en cour au début du millénaire, ni ses revenus plus que modestes, n’ont eu raison de sa volonté. L’homme persiste et le plus remarquable, peut-être, tient à la manière dont il compose avec la réalité qui est la sienne.
« Je suis bipolaire et je me soigne. Depuis 2003, je suis réglé. J’ai pas fait de folies et pas fait de dépression », confie-t-il lors du passage le plus délicat du documentaire. Pour illustrer comment l’artiste a trouvé un nouveau point d’équilibre, un drone le montre au cours de séances de yoga et de tai-chi. Et lui-même présente l’une de ses œuvres les plus touchantes, son Autoportrait aux pilules. Appelée à témoigner, celle qui fut sa conjointe brosse le portrait d’un artiste qui était obsédé par son travail. « Ça a été son coup de grâce », exprime-t-elle avec douceur, en parlant des trois journées où il a planché sur un tableau destiné à un rassemblement de jeunes catholiques tenu à Toronto. « J’ai dérapé ben raide », confirme le principal intéressé. Il a alors posé un geste violent qui l’a conduit en prison, puis en institution.
La reconstruction a duré quatre ans, couronnée par un nouveau chapitre symbolisé par son appartement de la rue Price. Après avoir relaté avec sensibilité l’épreuve vécue par Daniel T. Tremblay, sans toutefois édulcorer les faits, Nicolas de la Sablonnière aborde ce lieu comme s’il s’agissait d’un personnage. Il y a le logis lui-même, truffé de toiles et d’objets de toutes sortes, porteurs de l’imaginaire du peintre, de même que l’atelier construit dans la cour arrière, éminemment photogénique.








Plusieurs fois, on voit l’artiste y manipuler ses canettes de peinture en aérosol, son médium de prédilection. Il suffit d’une légère pression pour que la couleur se pose sur la surface exploitée ce jour-là, balisée par une grille provenant de son impressionnante collection. Se prêtant au jeu, Daniel T. Tremblay ouvre une fenêtre sur son processus créatif. Le voici qui examine une oeuvre inachevée, l’air perplexe : « Des fois, il y a tellement de possibles ».
On le voit également se diriger vers l’Atelier de récupération Saint-Joseph, à la recherche d’objets sur lesquels se déploiera sa créativité. Des cadres. Des chaises. Des pots de fleurs en plastique. Des tables rondes. Ils servent de supports à son art du pauvre, qu’on ne saurait confondre avec un pauvre art. Chaque déplacement offre au cinéaste l’occasion de montrer le bas de la ville sous un jour différent, plus humain et souvent séduisant. Elles sont rares, les fois où Chicoutimi aura été aussi belle.
Très productif, rarement en panne d’inspiration, Daniel T. Tremblay ne sait plus où mettre ses œuvres, dont plusieurs sont entreposées dans un sous-sol aux airs de catacombes. Qu’adviendra-t-il de ces 400 tableaux, le jour où il ne sera plus là ? « C’est pas moi qui vais avoir le problème. Moi, je les fais. Le trip, c’est de les faire », répond l’artiste âgé de 63 ans.
La postérité, justement, est évoquée par ses proches, parmi lesquels on retrouve quelques artistes. Ceux-ci chérissent son travail et l’enveloppent de leur affection, ce qui est aussi le cas de Nicolas de la Sablonnière. Le soin avec lequel il a tourné La magie de Daniel T., en dépit de moyens aussi réduits que ceux de son collègue et ami, témoigne de son talent, jumelé à une rare qualité d’engagement. Son film démontre, si besoin était, que les plus jolies fleurs poussent dans la marge.
« Pour moi, peindre répond à une nécessité intérieure et créer un langage, un art “transfiguratif”…. Là où la réalité et l’abstraction se côtoient, se marient ou s’affrontent. » ― Daniel T. Tremblay, artiste peintre
➽ Daniel T. Tremblay, le peintre des objets
➦ Par Daniel Côté, le 12 août 2022
Je suis devenu un peintre d’objets, laisse échapper Daniel T. Tremblay, au fil de la conversation. Plus que jamais, en effet, l’artiste chicoutimien est stimulé par le défi que posent les formats non traditionnels. Pour le constater, il a suffi d’examiner sa production récente, celle qui fut en vedette le 16 août 2022 dans son appartement situé au 30 rue Price Est, à Chicoutimi. Il s’agissait de sa sixième journée portes ouvertes et, tradition oblige, elle coïncidait avec son anniversaire. « J’aurai 66 ans » [en 2022], révèle le principal intéressé, qui a l’habitude d’accueillir une cinquantaine de personnes à cette occasion.
L’admission était gratuite et les visiteurs en ont profité pour explorer son logis, où l’on retrouve l’essentiel de sa production.
Ils aiment aussi s’attarder dans la cour arrière, où d’autres créations sont regroupées près de son atelier estival. Victime d’un trop-plein de neige l’hiver dernier, le toit s’est effondré. Un appel à tous lancé sur Facebook a cependant sauvé la mise, grâce à la générosité de Thomas Meloche. Le sculpteur originaire de Sainte-Rose-du-Nord a remis la structure en état sans rien demander en retour.
« Il connaît vraiment ça. Ça lui a pris de six à huit heures pour rendre l’atelier plus beau et plus solide. Je me contentais de lui tendre les outils », rapporte Daniel T. Tremblay en souriant.
C’est ce dernier, par contre, qui a ajouté les éléments décoratifs témoignant de la vocation du lieu, ce qui comprend une affiche en bois, des objets peints, ainsi que des tableaux étroits accrochés à la verticale.
Ils ont en partage des motifs réalisés à la peinture aérosol, un matériau que l’artiste n’utilise jamais dans son appartement. « Le spray, ça se fait dans l’atelier, parce que c’est dehors, que c’est moins nocif pour la santé », explique-t-il. Voyant un tableau fixé en permanence à l’arrière de la maison, le voici qui évoque le souvenir de Jean-Paul Riopelle. « Cette œuvre date de 2002 et je l’ai produite quand il est mort. Lui aussi, il faisait du spray. C’est plus tard que j’ai réalisé que nous avions commencé ça en même temps. Je n’étais pas au courant qu’il s’intéressait à ça. Il y en a beaucoup dans L’hommage à Rosa Luxembourg », note le Chicoutimien en référant à l’ultime chef-d’œuvre du maître.












« Plogué avec l’univers »
Tout en écoutant de la musique jouée par Bruno Hamel, Marc-Antoine Guay et possiblement un troisième larron, les gens qui visiteront Daniel T. Tremblay le 16 août verront comment il transforme des objets usuels en œuvres d’art. Ainsi est né son coffre au trésor, en plus de quelques valises qu’un douanier soupçonneux ne laisserait pas passer sans les examiner.
« Ça, c’est un plateau sur lequel j’ai fixé un morceau de char ramassé dans la rue. Les deux ensemble, ça fonctionne bien », estime le peintre, en montrant un tableau accroché sur un mur de la cuisine.
Pour tirer le meilleur parti de ces canevas atypiques, il s’accorde un moment de réflexion, tout en les observant. À un moment donné, une idée jaillit et le projet se met en marche.
« Je suis alors dans un état où rien n’existe, à part ce que je fais. C’est comme si j’étais plogué avec l’univers, confie Daniel T. Tremblay. Je trouve que travailler sur des objets me donne de la liberté. J’improvise et j’ai suffisamment d’expérience pour que ça marche du premier coup. Je peux aussi m’arrêter, puis recommencer plus tard. » Des bouts de planche, des pots de fleurs, des bottes de marche ainsi qu’un téléphone et un parapluie ont bénéficié de ce traitement. Dans un avenir rapproché, le même sort attend une structure formée de deux carrés de bois imbriqués. Rien qu’en les regardant, en effet, l’imagination du peintre est stimulée. « C’est très géométrique. Il y a huit faces qu’on peut exploiter. Ça va être capoté », lance-t-il avec enthousiasme.
Qui sait? Peut-être que le fruit de ces cogitations sera visible, au même titre que la porte posée près de son atelier, à l’horizontale. « C’est ma table de travail. J’ai commencé à la peindre, mais il n’est pas question de la rentrer dans la maison quand j’aurai fini. J’aime ça rough », précise Daniel T. Tremblay en la toisant du haut de sa galerie, située au premier étage.





Sept œuvres réalisées, où à venir
Dans sa cuisine, sept scies ont été accrochées par Daniel T. Tremblay. Elles représentent l’amorce d’une nouvelle série dont le responsable est son frère Luc. L’hiver dernier, celui-ci en a trouvé 18 à partir desquelles le peintre peut donner libre cours à son imagination. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce cadeau lui procure beaucoup de plaisir. « C’est un format qu’on ne voit pas souvent. Le défi vient de la poignée et du fait que la lame rapetisse au bout », fait-il observer.
Sur l’une de ses créations les plus récentes, on remarque que le métal rend justice aux couleurs lumineuses, comme sur cette scie aux tonalités orangées sur laquelle se profile une maison noire un brin mystérieuse. « Ces scies, c’est pour symboliser les coupures, la perte de notre pouvoir d’achat », lance Daniel T. Tremblay d’un ton amusé.
Souvent présente dans son travail, l’actualité montre plus résolument le bout de son nez dans deux tableaux produits récemment. Ils ont pour seul et unique thème l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les couleurs du pays martyr, le jaune et le bleu, dominent ces œuvres hantées par des têtes de morts. « On voit l’emblème de l’Ukraine, ainsi que la mort qui tourne autour. Sur l’une des toiles, j’ai aussi représenté des cerveaux ayant atteint un certain état de dégradation », mentionne le peintre, manifestement touché par le drame qui se joue aux confins de l’Europe.
Pour clore sur une note plus légère, il révèle qu’après l’activité portes ouvertes tenue chez lui, la prochaine occasion de voir ses œuvres surviendrait à l’automne. « Je vais participer à une exposition en duo, à l’Espace Maestria de Chicoutimi. Elle aura pour titre Dualité et comprendra des tableaux de Christiane Cardinal. », annonce Daniel T. Tremblay.

Daniel Côté, Le Quotidien
Journaliste aux arts et éditorialiste | Le Quotidien
Daniel Côté est né à Jonquière en 1958 et pratique le journalisme écrit depuis 1980, année où il a complété un baccalauréat à l’Université Laval avec majeure en sociologie et mineure en journalisme. D’abord responsable des pages sportives à l’hebdomadaire Le Point, qui était basé à Dolbeau, il a amorcé quatre mois plus tard une longue association avec le Progrès du Saguenay. Daniel Côté a œuvré à la section des sports de l’hebdomadaire Progrès-Dimanche et du journal Le Quotidien pendant cinq ans, avant de migrer à la section générale du Quotidien. Quant à la section des arts, dont il a été responsable jusqu’en décembre 2023, Daniel Côté y a travaillé de 1987 à 1991, avant d’y revenir au début du millénaire. Seul un mandat de deux ans à titre de chef des nouvelles a interrompu cette séquence.
« Quand tu fais ce que tu aimes, tu te sens à ta place et dans mon cas, ça n’a rien à voir avec les revenus. Il faut se battre pour continuer parce que c’est une vocation. » ― Daniel T. Tremblay, artiste peintre
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En tant qu’auteur et chroniqueur indépendant, Guy Boulianne est membre du réseau d’auteurs et d’éditeurs AuthorsDen et de la Nonfiction Authors Association (NFAA) aux États-Unis. Il adhère à la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la Fédération internationale des journalistes (FJI).













[…] 5 avril dernier, j’ai publié un article concernant l’un de mes anciens compagnons d’armes, c’est-à-dire Daniel T. Tremblay. […]
Mais…vous changez des choses !
Mais vous ne le voyez pas…
Si vous saviez comme vos articles m’ont aidée à ouvrir les yeux 😏
Bah parfois il est bon de sortir de tout ce marasme….nous avons la chance d avoir une vie bien dans la matière alors laissons y nos pensées et notre imagination voguer dans la « création » ….😉😊
Personne n’y peut rien, c’est écrit dans la bible. J’ai manifesté, j’ai fait le convoi et ma copine a fait des discours, et les gens rient de nous. On ne peut imposer l’éveil. C’est pour cette raison que je profite de la vie comme je peux. Quand je lève les yeux et que je vois des trainées sans cesse, je viens en maudit. Je me trouve des projets à faire pour ne pas y penser, mais je lis beaucoup pour comprendre tout ça. J’ai découvert Thomas Horn comme auteur et ça précise mes recherches. Prends du temps pour toi parce que les prochaines années vont être éprouvantes.
[…] je vous ai fait connaître mon ancien collègue en peinture, Daniel T. Tremblay. J’ai connu celui-ci en 1985 alors que […]
[…] peu de lest. C’est une question d’équilibre. Comme je l’ai écrit dans mes deux derniers articles, je ne peux pas continuer à sacrifier des journées et des semaines entières à rédiger des […]
Mais si continuez, j’ai appris pas mal de choses grâce à vous. Un deuxième réveil.
Nous sommes un certain nombre à en avoir marre de nous démener pour essayer d’ouvrir les yeux des gens quand la majorité de la « résistance » s’agenouille devant Trump… On a l’impression d’avoir perdu notre temps. Je vous comprends. Ecoutez votre cœur, suivez sa voie.
Prendre du recul de temps en temps, ce n’est pas mauvais.
Je pense exactement comme vous.
Je l’ai fait par conscience humaine, pour partager des informations pertinentes sur les évènements qui nous entourent, leurs origines.
Les masses sont trop ignorantes, je passerai le flambeau dans pas longtemps.
Et tous ces gens malveillants…
Un de mes peintres préférés est Clovis Trouille, un peintre français trop méconnu et génial qui a réussi à survivre aux tranchées de la 1ère guerre mondiale et qui en était ressorti anti-tout. Signataire du dernier manifeste surréaliste, il se définissait comme hyperréaliste. Au niveau de son style, je dirais que sa peinture est un mélange d’art naïf et de surréalisme.
Son oeuvre la plus connue est Remembrance, en souvenir de la grande boucherie.
Merci Guy Boulianne, vous avez plusieurs cordes à votre arc !
Hormis les Riopelle des années 50 qui valent des millions, je trouve les oeuvres récentes de cet artistes PLUS INTÉRESSANTES ! Quel homme magnifique ! Et son ex-femme est aussi magnifique ! Merci Guy pour ce partage et j’espère le rencontrer un jour, un grand artiste !
Merveilleuse initiative !! Que l’art vous sourit…
Merci pour votre partage. Je vous suis depuis longtemps. Ne vous souciez pas de ce qui adviendra. On sait ce qui Vient. Profitez de votre temps. Vous n’êtes pas seul. Merci.